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a fraîcheur inattendue de l'été vient de produire
résultat extraordinaire. Elle a ramené les amateurs
hou ya MA à leur spectacle favori. Elle a peuplé à
e pou des salles désertées par une clientèle en ma
io and air. Cette dépression barométrique Sa IN
Ques €lle a répandu dans les caisses cinématographi-
ave, UD rosée bienfaisante que nos amis accueillent
faits “hthousiasme. Ils ‘sérnblent entièrement salis-
à tou Une saison généralement stériie. Contrairement
anne les prévisions les plus pessimistes, ils ont, cette
si, franchi en beauté le cap douloureux de l'été
Peu Clément aux spectacles. à
'ens Cinéma a repris la place la plus enviée dans
en gonble des distractions parisiennes. Il est rentré
Nouv eur, La pénurie des spectacles lui a conquis de
Ils aux adeptes. Ceux-ci s’en félicitent hautement.
tradif, Pu applaudir, exception louable à toutes les
Sens 10nS surannées, en plein mois d'août, des pièces
bo alionnelles que nous devons à l’audace ou à la
€ Inspiration de certains éditeurs.
tem € temps reste maussade, froid et pluvieux. Nulle
nl Érature ne saurait mieux convenir à nos salles
Vale NES Les exploitations estivales des stations
Certes Tes de la côte .ou des villes d'eaux ne sont
des { Pas moins favorisées. Quelle que soit la pénurie
du juristes, ceux-ci se trouvent privés des plaisirs
Ciném, air. Ils se rabattront certainement sur nos
ln, 28 Où ils retrouveront les cieux ensoleillés que
Alure leur refuse cette année.
opt. Saison sera lucrative et nos directeurs n’hésite-
Pas à faire dans leurs tarifs les légères modifica-
Qui, emandées par un grand nombre d'entre eux.
ke ne tardent pas. Pendant l'enthousiasme de la
nul ne protestera contre une mesure néces-
. ais ce n’est pas une raison parce que les direc-
€ Cinémas se trouvent exceptionnellement
TÉLÉPHONE 456-33
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favorisés cette année pour augmenter leurs charges
en majorant les prix de location en usage. Certaine
société sonde actuellement l'opinion avant d'accom-
plir cet espèce de coup d'état où sombrera certaine-
ment toute sa notoriété. Elle a Lort. Si les exploitations
avaient perdu de l'argent cet été, aucun loueur n’au-
ait proposé de baisser les tarifs. La réciproque doit
rester vraie.
Pourquoi ne laisse-t-on pas l'exploitation reprendre
haleine et s'équilibrer définitivement. Elle a été suffi-
samment éprouvée pendant assez longtemps.
En somme, à part ce léger.nuage que le souffle de
la concurrence dissipera avant qu'il soit formé, la
saison prochaine reste pleine de promesses. On pré-
pare de tous côtés, aussi bien en France qu'à l’Etran-
ger, une reprise sensationnelle, une revanche éblouis-
sante.
Des sociétés nouvelles puissantes s'installent suc-
cessivement à Paris. Les firmes étrangères les plus
haut cotées prennent joe sur le marché avec des
productions formidables et de qualité supérieure.
Les sociétés françaises ne tiennent pas à se laisser
devancer: elles préparent aussi une rentrée où elles
feront assaut d'innovations remarquables. Celle-ci
annonce les films en couleurs naturelles ; celle-là fait
pressentir des séries d'œuvres sensationnelles et des
réductions importantes de tarifs : telle autre parle de
ses grands films, de son journal d'actualité et de ses
coloris.
On s’entretient encore des nouveaux procédés qui
feront cette année leur apparition: les projections
stéréoscopiques, les films parlants, le cinéma à pla-
ques, le Cinéma de salon sont de ceux-là.
On a lancé l'Ecran Radium. Un second écran point
en même temps à l'horizon cinémalographique qu’il
ne manquera pas de bouleverser. Un de nos compa-
triotes met la dernière main aux films sur papier
métallisé ; un autre présente une tireuse automatique
de précision à grande vitesse.
Et là-bas, à Bruxelles, un inventeur doublé d’un
savant modeste achève, dans le silence de son labo-
“4 LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
ratoire, de monter un appareil incomparable de syn-
chronisation musicale.
L'architecture cinématographique commence à se
classer. Après la sécurité des salles, on ne néglige
plus leur hygiène: lOzon-Air a résolu ce dernier
problème et beaucoup de nos collègues se félicitent
de l’'employer.
Le rayon de la publicité est encore mieux garni.
Quatre journaux français, dont Le Courrier Cinémato-
graphique, porteront à travers le monde la renommée
de la cinématographie.
Cette année restera justement célèbre. Le Congrès
y tint ses premières assises. On fonda une Fédération
Internationale et les cinématographistes rêvèrent de
s'unir et firent le serment de s’aimer.
Peut-être verra-t-on fonctionner une Chambre Syn-
dicale idéale. Peut-être aussi assistera-t-on à la fin
des Exclusivités. Et, mon Dieu! puisque me voici en
pleine fiction, puisque j'édifie dans un beau rêve la
société cinématographique future, peut-être verrons-
nous, débarrassé des mille charges sous lesquelles il
succombe, un exploitant ayant fait fortune, se retirer
satisfait à la campagne.
CHARLES LE FRAPER.
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Diane
L’Eni$gme
M. CoucHEmANN, notre collègue de Boulogne-
sur-Mer, nous adresse la lettre Suivante :
Lettre de M. Couchemann
: Boulogne, le 20 Août 1912.
Mon Cher Le Fraper,
Je suis très élonné que le Syndicat des Exploi-
tants du Sud-Est soit dirigé par un Loueur.
Cette organisation, comme la notre, a été cons-
tituée dans le but de défendre les intérêts des
Exploitants du Cinématographe. Il semble para-
doxal de constater qu'elle est complètement infeo-
dée au Représentant d'une Socièté privée de Lo-
cation de Films. Est-ce une 11lusion ?
Pourriez-vous me donner le mot de l'énigme ?
HENRY COUCHEMANN,
Directeur du Splendid Cinéma Attractions,
à Boulogne-sur-Mer.
Les Directeurs du Syxdicat du Sud-Est sont
mieux qualifiés que nous pour répondre à notre
ami COUCHEMANN. Nous leur laissons donc la pa-
role en ajoutant qu'un certain nombre de nos col-
lègues nous ont posé la même question que
COUCHEMANN. En nous répondant, ils donneront
d'un seul coup satisfaction à tous les curieux.
Nous les en remercions d'avance en nous excu-
sant de leur poser une question peut-être indis-
crête.
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Ce qu'on dit du Chantant G. MENDEL :
L'AVENIR
Et maintenant que le cinéma est doté des couleurs
de la nature, il ne lui manque plus pour être partait
que la parole.
Beaucoup de savants s'occupent depuis longtemps
de ce problème extrèmement complexe de synchroni-
niser la parole et le mouvement. Quelques solutions
ont été présentées successivement. Entre celles-là, nous
distinguons, nettement, en première ligne, la pre-
mière, la plus simple et la plus ingénieuse, celle de
M. Georges Mendel.
Depuis plusieurs années déjà, son cinéma chantant
et parlant chante et parle. Il chante comme un artiste
consommé sans aucune fausse note; il parle comme le
plus expérimenté des orateurs.
Il est certain qu’un cinéma, pour être l’image abso-
lue de la vie, ne doit pas rester muet. Aussi, l'Art
cinématographique, car c'est un Art véritable, doit-il
beaucoup à M. Georges Mendel, dont les longues et
laborieuses recherches sont venues à bout de ce pro-
blème, réputé insoluble.
Je suis venu à l’appel de M. Mendel, j'ai vu et j'ai
été convaincu.
Son cinéma parlant constitue la réalisation absolue,
le synchronisme le plus parfait. Il est conçu très sim-
plement et peut être monté, presque sans frais, sans
aucune servitude mécanique ou électrique, sur tous lés
appareils quels qu’ils soient. À l'encontre des divers
synchronismes présentés par d'autres inventeurs, le
Synchronisme Mendel ne nécessite aucune étude préa-
lable, il peut être mis entre les mains du plus modeste
opérateur. Les résultats qu’il donne sont merveilleux.
Tout lui est possible, il aplanit les pires difficultés.
Il interprète les chœurs les plus artistiques. Toutes
les voix nettement détachées sont fidèlement enrepis-
trées et restituées, avec une précision mathématique,
de la plus admirable façon. Le geste ne tombe jamais
à faux. On ne risque pas les affreuses pannes, si an-
goissantes par ailleurs, qui ont fait abandonner les
autres systèmes. Aucun déréglage n’est à craindre, Son
utilisation est pratique. Elle apportera en se vulgari-
sant un élément de succès certain, dans les exploita-
tions qui prendront l'initiative d'offrir à leur clientèle
cette attraction nouvelle, si moderne et si délicate.
Je ne veux pas dans cet article entrer dans des consi-
dérations techniques étendues. Ceci pour une raison
majeure. En fait, il n’existe aucun mécanisme à dé-
crire. Je n'ai vu dans la cabine de l'opérateur qu’une
sorte de petite boîte au centre de laquelle se meut
automatiquement, pendant la projection, un petit mo-
bile repère. Le phono, car il y a un phono, part à la
mise en marche générale des appareils. Il est arrêté de
la même façon. Quant à l'unique opérateur, je l'ai
aperçu pendant que défilait sur l'écran une scène
d'opéra comique, merveilleusement adaptée. Il regar-
dait tranquillement le spectacle.
C'est merveilleux! Quoique sceptique par profes-
sion, l'appareil de M. Georges Mendel m’enthousias-
me. Il est réglé avec l’art le plus consommé. Il fait le
plus grand honneur à son ingénieux constructeur.
Je suis persuadé qu'il sera bientôt adopté partout.
Je le souhaite de tout cœur. Le synchronisme Men-
del vaut d’être mieux connu. C’est un instrument
scientifique admirable. Il est l'avenir du cinémato-
graphe. Il sera sa gloire. Ch. Le FRAbER.
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6 LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
Le Loup et | Agneau
La Cinéma-Revue du 17 courant publie sous les
initiales C. H. un article qui semble faire croire
qu'il existe, au sein de A. BY CH udes esprits
chagrins qui tentent de nier l'utilité et l'efficacité
des efforts de cette association.
L'auteur de cet article, paru dans un organe
ui n'a rien d'officiel, reste dans une erreur pro-
onde; il n'existe pas, à ma connaissance, dans
notre association, d'esprit chagrin, comme il le
dit, mais notre association comporte des mem-
bres libres de toute attache, indépendants, qui
n'entendent aucunement marcher à la remorque
d'une firme, quelle qu'elle soit, dont les efforts
pourraient tendre à accaparer le marché du film
pour avoir la main haute sur toutes les exploita-
tions cinématographiques dans notre pays.
Ces membres, que l’auteur de Particle qualifie
d’esprits chagrins, sont des esprits plutôt perspi-
caces qui chagrinent, il est vrai, les projets de
certains messieurs... (il n’y a qu'une interversion
de mots).
L'A. B. C. poursuit en fait une utopie ; elle veut
concilier les intérêts des éditeurs avec ceux des
loueurs; ceux des loueurs avec ceux des exploi-
tants : bref, elle veut marier l’eau et le feu ! Les
intérêts de chacune des professions, éditeurs,
loueurs, ‘exploitants, sont essentiellement oppo-
sés ; pas plus concilieraient-on les intérêts des opé-
rateurs avec ceux des exploitants ; il ne faut pas y
songer un instant; ce serait résoudre une des
questions sociales la plus ardue et qui ne sera
jamais solutionnée aussi longtemps que les
exploitants ne comprendront pas qu'ils doivent
intéresser l’ouvrier aux résultats d
tion industrielle quelle qu'elle soit.
Si l'A. B. C. veut faire chose utile, rendre de
véritables services à l’industrie cinématographique
en Belgique, qu’elle supprime sa caisse de secours
mutuels dont le besoin ne se faisait pas sentir en
l'occurence, et qu'elle s'occupe plus activement
des questions d'intérêt général.
Il se constituera fatalement, en Belgique, des
associations distinctes de l'A. B. C. dans les-
quelles les membres, exerçant une même profes-
sion dans l'industrie cinématographique, discute-
ront entre eux, en particulier, leurs intérêts
personnels. C’est, au reste, ce qui s’est produit
déjà pour les opérateurs qui discutent leurs inté-
rêts professionnels en dehors de l'A. B. C.
Editeurs, loueurs et exploitants suivront la
même voie.
L'A. B. C. peut devenir, par la suite, une
fédération où seront examinées, abstraction faite
des intérêts personnels, les questions nationales
d'intérêts généraux. Les questions d'intérêts
une exploita- .
généraux internationaux seront résolues par Les
congrès.
Au reste, cette organisation a été créée à Paris,
comme suite aux vœux émis au premier conglés
international de la cinématographie tenu récen
ment à Paris ; et, j'ai hâte de le dire, les statuts
cet organisme international ont été longuemeñ
discutés et sont en parfaite concordance avec ceu*
d'institutions similaires créées en Angleterl
pour la défense des intérêts des filateurs. C’est el
s'inspirant des statuts de la Fédération internatl0®
nale que l'A. B. C. pourrait former une assoc
tion, une aide généreuse, loyale, pour la revendl
cation des droits professionnels et l'examen, san
parti pris, de toutes les questions qui sont de
nature à accroître la prospérité, tant des produë
teurs que de tous les intermédiaires qui concotr
rent à la production sur l'écran de l'image photo:
graphique animée.
Mais, pour atteindre ce but, l'A. B. C. -1
devrait plus former de coteries, plus de petite
chapelles où l’on rejette tout ce qui ne sert Pi
les intérêts professionnels de quelques-uns.
L’A. B. C. doit combattre énergiquement tous
les promoteurs de taxes nouvelles où imposition
quelconques qui pèsent déjà si lourdement sur ea
exploitations cinématographiques, droits d'auteur
dramatiques, relèvement du tarif de location dé
films et autres entraves de cette nature.
Si le Congrès de Paris a mis un frein aux aspl
rations de ces messieurs, aujourd’hui ils cherche"
à prendre leur revanche, aussi crions-nous Pie
haut « Directeurs d'exploitations cinématograph} |
ques, groupons-nous.., ouvrons l'œil.., Sur},
lons nos intérêts et surtout n'oublions pas la fabl
du bon La Fontaine, Le loup et l'agneau.
ALFRED CASTAIGNE,
Directeur du Cinéma de la Renaissance, Brux
Vice-Président
de la Commission Internationale permanel
POP CPICPPETE
Le Film Journal
(Edition Exclusif Film, 105, rue St-Lazare, Paris)
elles
nié
Paris. — L'Amical Club de la rive gauche a organisé de
grand concours de chiens de police. Le vainqueur Césal” nl
PARIS A LA MER. — Les organisaleurs : MM. Raym0
Lestonnat et Leroy. sort
Paris. — Le 62% Anniversaire de la mort du grand ec
vain Balzac au Père-Lachaise. Pr)
La Messe commémoralive à Notre-Dame des ancl
combaltants de Gravelotte.
Le Concours de chapeaux de Châtillon. sf
JOINVILLE-LE-PoNT. — Le Handicap féminin de natale
PARIS. — Une invention nouvelle pour explorer. le li
fleuves. ; gl
NUREMBERG. — Pendant les essais de mise en chal]
d’une usine de force motrice, l'édifice entier s’écroula als
13 viclimes et de nombreux blessés. ii
BERLIN. — L’aviateur Audemars part d'Issy-les-MOËy
neaux et atlerrit à Berlin après un vol de plus de 1000 À
mètres.
Re > Le (7)
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77-1875 que
(L'Indépendance de la Roumanie)
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jusqu'alors à la Société Roumaine du Film d’Art Léon Popescu,
qui les a achetés avec actes authentifiés.
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Piaza Valter Maracineanu, BUCAREST, Roumanie
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10 LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
La Synchronisation
Musico - Cinématographique
Il nous faut revenir aujourd'hui sur celte importante
question. C’est avec plaisir que nous accomplissons un
sélerinage profondément intéressant pour nous; nous
sommes persuadé que nos lecteurs nous suivront avec
plaisir.
. La semaine dernière, nous avons eu l’occasion de dire
quelques mots de la synchronisalion musico-cinémalogra-
jhique, mais il est difficile de traiter un tel sujet dans un
seul article de journal. Il faudrait un volume entier pour
lécrire cette invention géniale. Aussi, nous essaierons de
‘ésumer notre sujet en restant précis, tout en avertissant
10s lecteurs que nous aurons souvent l'occasion de leur
*eparler de l'invention de M. Janssens.
M. Louis JANSSENS
Notre collègue est le fondateur de l’O/fice du développe-
nent industriel et commercial Belge à l'Etranger.
. Cet office, institué avec la haute approbation de feu
$. M. Léopold II et l’aide officielle du Gouvernement
Belge, est l’auxiliaire du Musée Commercial de l'Etat. Il a
>our but, comme l'indique son nom, l'expansion pratique
‘commercialement et industriellement parlant) au dehors,
le la production de ses nationaux.
Au Congrès International d'expansion mondiale de Mons,
en 1905, il a été parlé avec faveur dé la création de telles
pstitutions partout, alors que celui qui en avait conçu
’idée en 1903, M. Louis Janssens, s’occupait de la fonda-
ion d’un semblable office en Belgique.
La presse belge de l'époque fut unanime pour approu-
rer et encourager M. Janssens dans ses projets et certains
rands journaux quotidiens publièrent même in exlenso
out le plan programme qu'avait conçu à cet effet son
auteur.
L'Office du développement Belge à Etranger a déjà
“endu les plus grands services à l’industrie et.au com-
nerce belges et même aussi aux commerces et industries
itrangers.
Les occupations qu’entraine celte affaire, pour son
lirecteur, M. Louis Janssens, n'empêchèrent pas celui-ci
le s'occuper de cinématographe et c’est ainsi qu’on le vit
1 y a 5 ans, au rez-de-chaussée même de l'immeuble qui
ibrite ledit office, installer sous le nom de Cinéma Uni-
rersel, rue Neuve, à Bruxelles, une salle publique de pro-
ections cinématographiques. Le Cinéma Universel, de
limensions relativement réduites dans les débuts, s’a-
frandit considérablement 3 ans après, et il est devenu
lepuis l’un des théâtres cinématographiques les plus
réquentés de la capitale belge.
La Musique au Cinéma
Nous avons dit comment notre collègue, qui est en
nême temps un musicien de talent, souffrit des fautes
irtistiques qu’on commettait dans les cinémas. Il fut cho-
qué, dès qu’il aborda l'exploitation cinématographique,
lu non-sens flagrant, de l’odieux rabâchage musical qui
‘égnait dans les cinématographes et qui, à de rares
ixceptions près, règne encore presque partout.
M. Janssens résolut d'essayer une rénovation musicale.
Nous savons comment, au prix de quelle somme de tra-
rail et d'intelligence il y parvint. Nous savons aussi que,
ar la même occasion, notre collègue a réussi une sorte
le petit coup d’état contre la Sociélé des Auler:rs et Com-
>ositeurs de musique à laquelle, avec son sy-tème nou-
eau, il ne paie plus aucun droit d'auteurs.
La musique appliquée à la cinématographie est, non
seulement un agrément de l'oreille, quand elle est bien
adaptée au sujet représenté, mais elle est la poésie. et
l'accompagnement indispensable. Elle aide souveraine-
ment à la compréhension de la pièce et à la séduction de
l'esprit et des yeux par l'oreille.
M. Janssens réalisa d’abord manuellement, avec‘le con-
cours d’un excellent pianiste, son rêve artistique. Puis il
en poursuivit l'application mécanique automatique. Il
poursuivit cette réalisation avec patience et courage pen-
dant plusieurs années. En réussissant, il vient de rendre
à notre industrie un service inappréciable. Il a réduit de
moitié les adversaires du cinéma en leur ôtant leur
principal grief, en donnant au cinéma la beauté et le
charme artistique du meilleur théâtre.
Finis les commentaires désobligeants contre la musique
honteuse du cinéma et par ricochet contre le cinéma.
Souvenons-nous que la propagande néfaste de la classe
mondaine a beaucoup alourdi l'essor de notre art. La
classe dite intellectuelle ne va qu’en cachette à nos spec-
tacles, parce qu’il manque à ceux-ci précisément cette
chose qui imprime au spectacle le vrai cachet artistique :
la musique appropriée. Ni la beauté des salles, ni la pro-
fusion de lumière n'auront raison de cette bouderie,
ce dédain obstiné. Que la musique y soit réglée synchfo-
niquement au cinéma, le régal d’art n’y sera plus dfscu-
table, les mondains fréquenteront nos salles avec autant
d'enthousiasme que le populaire et le cinéma deviendra
enfin le théâtre de l’avenir.
La synchronisalion musico-cinémalographique a résolu
ce ;problème d’un seul trait, sans éncombres, par des
méyens automatiques. M. Janssens a ‘ainsi mis ses appa-
reils à la portée de tous.
Voici d’ailleurs, à titre documentaire, quelques ‘expli-
cations techniques sur les appareils de synchronisation.
A simple examen, il sera aisé d'en comprendre le fonc-
tionnement.
Explication succincte de synchronisation
musico-cinématographique Janssens
Sous les yeux d’un pianiste compositeur habile, se
déroulera une première fois le film avant sortie d'édition.
Cette vision le fait s'inspirer du sujet de ce film. Le pia-
niste-compositeur se met alors au piano enregistreur et
le film se déroule une äeuxième fois; pendant ce temps,
le pianiste improvise la musique appropriée à ce film et
fait agir musicalement les personnages et donne musica-
lement leurs états d’âme.
Tout ce que le pianiste joue au piano est, nuances
comprises, par un dispositif spécial, enregistré en perfo-
ration sur une bande de papier spécial; ces perforations
correspondent aux trous d’une flûte de pan d’un piano
spécial électro-pneumatique: le cinématographe est mis’
en relation avec l’enregistreuse pendant l'enregistrement.
Aussitôt le film entièrement déroulé, la bande musicale
perforée qui ÿ correspond æst apte à se reproduire elle-
même, par un dispositif ad hoc, un nombre illimité de
fois. Cette bande originale perforée, ainsi que tous les
duplicata qui en dérivent, sont mis en bobines; ils
deviennent les rouleaux musicaux appropriés aux films
auxquels ils se rapportent. Un repère sur le film, un
repère sur la bande musicale, le film mis en place au
projecteur cinématographique, avec départ du repère
marqué au film, d’une part, et le rouleau musical ÿ Cor-
respondant mis, de son côté, en place au piano électro-
pneumatique-automatique, avec départ du repère y mar-
qué, les deux instruments, cinématographe et piano, sont
mis ensemble en départ de déroulement de leurs bandes,
par une seule manœuvre de l'opérateur cinématogra-
phique, les deux instruments étant réunis par des dispo-
sitifs à ce appropriés. La même musique qu'à l’enregis-
trement manuel de l'artiste improvisateur se reproduira
automatiquement, avec toutes ses nuances, aussi délicates
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«Sera présenté au Consortium
le 27 Août 1912.
12 LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE
fussent-elles. Le film étant arrivé au bout, le réenroule-
ment automatique de la bande musicale se fait, et il ny
a plus qu’à la retirer et à la remplacer par le rouleau du
film suivant, en opérant pour le film et pour la bande
musicale de même façon que pour les premiers, c’est-à-
dire en mettant leur départ aux repères.
L'opérateur accélère-t-il la vitesse du film, il accélère,
dans la même proportion, par le fait même, la vitesse de
déroulement de la bande musicale; diminue-t-il la vitesse
de déroulement du film, il diminuera en même propor-
tion la vitesse de déroulement de la bande musicale et ce,
sans autre manœuvre que celle du déplacement de la
manette du rhéostat de vitesse du moteur de son projec-
teur. Arrête-t-il le déroulement du film, il arrête celui de
la musique ; remet-il ce premier en marche, il met l’autre
en marche également en même temps. Le film se brise-
t-il, un instrument spécial synchronométrique lui indi-
quera de combien il doit faire accélérer le cinéma, par
rapport au piano; le film ayant été usagé et étant rac-
courci en différents endroits, il y aurait à ces endroits
tendance à manque de synchronisation momentanée, si
un dispositif spécial ne se trouvait devant lui, montrant
en même temps le nombre de mètres parcourus et par le
film et par la bande musicale, et rétablissant à l'instant
automatiquement le synchronisme parfait entre les deux
éléments (musique et film) qui auraient tenté de manquer
de synchronisme, ce, par une accélération automatique
momentanée de la bande musicale, à chaque endroit de
rupture du film, jusqu'à rétablissement automalique de
synchronisme.
Veut-on /laisser jouer en entr’actes le piano seul, un
simple déclanchement à presser et la chose est faite.
On voit que tout est prévu en l'espèce, et qu’à tous les
accidents possibles sont aulomaliquement opposés les
remèdes radicaux pour avoir le synchronisme absolu,
constant et parfait, ce qui n’avait jamais été envisagé
‘dans aucun synchronisme phono-cinématographique, et
qui ne pourra du reste être envisagé tel, sans faire faire
des choses ridicules el grotesques au phono-ciné, cela se
conçoit sans autre explication.
Disons encore que dans ses recherches de synchroni-
sation, M. Janssens a découvert différentes causes d’irré-
gularités aux instruments de musique électro-pneumati-
ques qui faussaient le synchronisme. (I a fallu
transformer complètement par différents côtés, à l’inten-
tion de synchronisation, les instruments musicaux
pianos électro-pneumatiques-automatiques) et que ces
modifications font, du reste, l’objet de brevets spéciaux
que l'inventeur a pris à cet effet.
M. Janssens est bhettte partout. Une société, au capital
de plusieurs millions, est en formation pour l'exploitation
de ses brevets, et nul doute que tout ce qui précède étant,
tous les cinématographes seront bientôt dotés des instru-
ments d’art et d'économie imaginés par M. Janssens.
INA VA VIN
Ün beau geste
Dans ce journal fondé dans l'intérêt de tous; dans le
Courrier, où nous dénonçons sans relâche tous les abus,
nous savons aussi faire des éloges mérités. Il est des ini-
tiatives qu’il faut citer, si rares qu’elles soient. La conta-
gion des idées généreuses moins rapide que celle des
idées malsaines, existe certainement. Ïl importe de la fa-
voriser. ;
Ces temps derniers, l'HIPPODROME-GAUMONT-PALACE,
avant d’entrer en clôture annuelle, donna au bénéfice des
employés de l'établissement une séance de gala.
Un peu plus tard, M. Marin,.le distingué vice-président
Î
1
'
;
du Syndicat, partit en vacances.Il ferma son établissement
mais le produit de la dernière séance fut également offer
aux employés de l’Alhambra.
Notre ami Regairaz, le directeur du Consortium-Cinémê
a suivi l'exemple. Il vient aussi de fermer sa salle. Il pro
fitera des beaux jours pour y faire des embellissemen
et quelques modifications. Comme l’Hippodrome, com
l’'Alhambra, le Consortium fut remis le 9 août aux employés
de M. Regairaz; ils y donnèrent une représentation
gala dont le produit vint leur apporter la gratification
justement gagnée par une année de bons et loyaux se
vices.
Voici la lettre touchante que nous recevons à ce propos
d’un groupe d'employés du Consortium :
Paris, le 15 Août 1912.
Monsieur LE FRAPER,
Nous vous envoyons le programme de la soirée de gala, de
clôture du Consortium. Cette soirée eut lieu à notre bénélic®
Notre directeur nous abandonna la recette entière que RO"
nous sommes partagée, et nous voudrions bien que le jour
rier Cinématographique ne passät pas sous silence n0
pelile fête familiale. pe
Nous voudrions aussi, par son intermédiaire, remercitl
publiquement M. Regairaz, notre directeur. Nous vour0r
lui exprimer notre sincère reconnaissance pour sa bienveli
lanle générosité et lui renouveler l'assurance de notre
vouement le plus sincère. de
À la réouverture, il nous relrouvera tous fidèles autour me
lui eL nous saurons lui exprimer combien nous avons €
sensibles à la marque de sympathie qu'il nous a donnée:
Nous restons ses employés fidèles el nous sommes fiel
dêlre ses amis.
Un groupe d'employés du Consortiuf
Voilà qui est fait. Une belle lettre comme celle-ci ra
saurait rester enfermée dans les cartons poudreux un
salle de rédaction. Ille honore ceux qui l'ont écrite; €
honore celui à qui elle est adressée. TU
Le Courrier est profondément heureux d’avoir été charg
d’une aussi agréable mission auprès de son ami Regard”
2
DO DEEEIEIE IEEE VEGELE
À nos Abonnés ef Lecteurs
Nos Abonnés et Lecteurs ont intérêt à nous fai/°
parvenir les notices ou circulaires cinématog!®
phiques qui leur sont adressées. Cela nous perme
de leur donner tous renseign ments utiles sur Jef
affaires auxquelles ils sont sollicités de sin
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14 LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE
Le “Courrier” de Partout
Courrier d'Angleterre. A
Les fabricants anglais vont voir leurs rangs s'aug-
menter d’un nouveau confrère, dont l'usine sera située
près de Leeds, en Ecosse. Déjà, une Compagnie a été
formée et des films vont être incessamment tournés, mais
il faudra encore quelque temps avant que ces films soient
lancés sur le marché anglais.
*
x +x
Une petite fille, enfant d’un constable de Wolverhamp-
lon, assistait avec sa mère à une séance de cinéma pen-
dant laquelle on projetait un film représentant un ma-
nœuvre du corps de police de la localité.
La fillette reconnut de suite son papa auquél elle
envoya des baisers en criant :.« Voilà pepe » | Tout à
coup, le film étant terminé, l'écran apparut blanc... plus
rien.
Epouvante de la fillette qui s’écria : « Oh! maman, re- :
garde, on l’a brûlé »!
xx
Vendredi dernier, deux individus se présentèrent dans
les bureaux du « British and Colonial Kinematograph
Cy Ltd », portant un film absolument neuf, intitulé Jalou-
sie Indienne. Is demandèrent à voir le Directeur, M. Far-
rel, en lui disant qu'ayant trouvé cette vue sur un tas
d'ordures, ils venaient la lui proposer, pensant qu'ils
pourraient s’en servir, et offrant de la laisser à bon
compte.
M. Farrel les accueillit fort courtoisement, en leur di-
sant qu’il était impossible d'acheter une vue sans en avoir
pris Connaissance. Il les pria de bien vouloir repasser
dans l’après-midi. Aussitôt le départ des deux visiteurs,
on fit marcher le téléphone, et bientôt on découvrit que
cette vue avait été empruntée dans les bureaux de la Com-
agnie du Flying A; inutile de dire que lorsque les deux
oueux arrivèrent pour voir leur film, ils trouvèrent
deux constables qui les attendaient pour les conduire à la
station de police de Malborough.
*
x +
Un vieil exploitant vient de jeter un cri d'alarme sur
le danger qui menace les théâtres de cinématographe.
Ce danger, écrit-il dans un des plus grands journaux
de Londres, c’est le cinéma de famille qui est appelé à
enlever la partie la plus intéressante des spectateurs des
salles de cinéma... les enfants.
Si les Directeurs ne se mettent pas à donner des séances
de films instructifs, il est fort probable que les écoles ne
manqueront pas d’inculquer le goût du cinéma de famille
aux enfants, et il suflira qu'un appareil pratique et bon
marché soit mis à la portée des petites bourses pour que
ces appareils trouvent leur place dans un nombre consi-
dérable de homes. Voilà ce que prédit le vieil Exploi-
tant!
*
RER
Le cinématographe a fait de très grands progrès en
Chine depuis quelques années, et dès à présent il n’y a
pas le plus petit port qui ne possède au moins un théâtre,
plusieurs en ont cinq ou six. Dans la ville de Swatow, qui
est un des plus petits ports, en comparaison de la popu-
lation, il y a actuellement deux théâtres qui fonctionnent,
en même temps que quatre ou cinq cinémas ambulants
Jarcourent les alentours; Pékin, Tientsin, Shangaï, Han-
kow, Hong-Kong et Canton ont tous plusieurs théâtres
sans compter les forains qui exploitent les petites villes
de l’intérieur. Ê
Naturellement, il y a une grande demande de films et
d'appareils.
Dans les ports commerçants; ainsi que dans les grandes
|
villes, l'électricité existe, mais dans les campagnes c’est
la lumière oxydrique qui sert pour faire les projections:
(Ces renseignements proviennent du rapport consulaire
des Etats-Unis.)
*
LE.
Le village du Cap Cod, dans le Massachusetts, possède
un petit Cinéma qui été monté par un exploitant auda
cieux, il y a de cela deux années. La salle peut contenir
environ trois cent vingt-cinq personnes et deux séances
y sont données deux fois par soirées, sans compter les
matinées du mercredi et du samedi.
Conclusion : une recette annuelle de 75.000 francs pour
un Etablissement qui ne vit que des habitants de la loca-
lité et des voisins qui, de temps en temps, fournissent un
nouveau contingent de spectateurs.
Ù *
LR
Le transatlantique Preloria, de la Compagnie Allan
avait, à son arrivée à Glascow, environ trois cents passa”
gers transférés du vapeur Empress of Britain qui coula
l’Helvetia dans la rivière du Saint-Laurent. L'abordage à
eu lieu pendant un brouillard, qui s’est dissipé aussit0
après l’accident.
Parmi les passagers se trouvait M. Bradford, qui, €
compagnie de sa fille, son fils et une amie de sa fille
achevait de faire un long voyage d'agrément. M. Hibber
était à bord de l'Empress of Brilain quand la rencontre
eut lieu; il put prendre un grand nombre de photogra”
phies, et tourner environ 400 mètres de film de la catas-
trophe et du sauvetage des passagers, pendant que le
vapeur sombrait.
Ceci fera sans doute une vue très intéressante.
*
+x x
Le film de la Vitagraph, qui fera suite à celui de Ja
Dame du Lac (The Lady. of the Lake), sera intitulé l’ES-
ion Français (The French Spy), et aura 2.935 pieds de
ong, divisés en trois parties. Ce film sera prêt [pour
3 octobre prochain.
*
*x x
Les gaietés de l’annonce : à
L'Homme aux trois Doigts, et tout de suite après, Fabr
cant de Pipes d’écume. s
Plusieurs badauds ont dû se demander s’il était néceS
saire d’avoir trois doigts pour fabriquer une pipe €
écume.
>
Courrier d'Espagne.
Pour ne pas s'être conformés aux ordonnances de
olice concernant les locaux servant aux spectacles PU”
lics, le gouverneur de Barcelone vient d’ordonner l
fermeture des salles de cinéma suivantes :
La Maravilla, de la rue du Marquis-del-Duero; :
La Montera, de la Plaza del Espana, et un troisième
cinéma du no 280 de la rue de Cerdena.
+ x
La Sélig Polyscope Company travaille en ce moment
sur une série de vues ayant trait à la guerre hispan0
america de 1898.
je.
>
Courrier d'Italie.
Nous sommes très heureux de féliciter M. Roberto
Radogna, agent général du Film d’Art pour l'Italie, ts
l’idée ingénieuse qu’il a eue de présenter à tous ses clien 5
et amis un petit atlas de poche, contenant, en détail, taie
les pays d'Europe, avec les principales lignes de chemin
de fer de chacun d’eux. je
A la fin se trouve la carte des cinq parties du mont
avec les communications qui les réunit. C’est une petit”
merveille d'imprimerie. Tous nos remerciements à M. R4
dogna de son gracieux envoi.
LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE 15
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Ün Nouvel Arrête
Le Maire d'Angoulême vient de prendre un ar-
rêté contre les représentations cinématogra-
bhiques.
Le Maire d'Angoulême, sénateur de la Charente,
Considérant que les exhibitions animées sur un écran
de théâtre cinématographique de scènes criminelles cons-
ltuent une publicité scandaleuse organisée autour du
(rime; que cette publicité ne risque pas seulement de
troubler l'ordre, mais qu’elle est aussi un spectacle démo-
'alisant ;
Considérant qu’il importe, en conséquence, de sous-
lraire à la vue du public et surtout des jeunes gens, les
Xhibitions de cette nature; que, dans ces conditions, il
Convient de les interdire.
Arrête :
ARTICLE PREMIER. — Les vues ou exhibitions de toute
lature reproduites par le cinématographe et représen-
tant des agissements criminels, sont interdites dans toutes
fS salles de spectacle de la ville.
(Arr, 2, — Les contraventions au présent arrêté seront
Poursuivies conformément à la loi.
CART.3,—M.leCommissaire central de police est chargé
äSSurer l’exécution du présent arrêté. »
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16 LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE
Petits Cchos Allemands
La Maison Messter, de Berlin, a donné à son représen-
tant français, M. Paul Ladewig, 6, rue du Conservatoire,
à Paris, la représentation exclusive de ses films pour la
France, la Belgique, la Hollande, l'Italie, l'Espagne, le Por-
tugal, l'Amérique du Sud, les Balkans, la Suisse Francaise,
l'Egypte, le littoral de l'Italie, l'Asie Mineure, la Turquie
d’Asie, la Turquie Mineure. 5
M. Messier représente également, pour toutes ces régions,
la grande firme allemande, Deutche Bioscope.
ed
Les fabricants de films Deutche Kinematographen-Gesells-
chaft, à Cologne, et Bolten-Bækers (Scholz et Cie), à Berlin,
ont donné la représentation de leurs films à la Maison
Vay et Hubert, à Berlin, Friedrichstrasse 207. Les pro-
chaines nouveautés de Cologne de la série Wanda Freu-
mann et Viggo Larsen, et les nouveautés de la série Lissi
Nebouschka seront livrées pour toute l'Italie exclusive-
ment par Vay et Hubert qui lanceront la nouveauté de
B. B. Film, la Onzième enchère dans une grande partie du
monde.
La Maison Vay et Hubert compte ouvrir très prochaine-
ment, à Paris, une succursale pour la représentation des
films Bolten-Bækers, en France.
a 4
Le Cri de Paris a publié dernièrement que Guillaume 11
écrivait ses mémoires. Lorsque l’empereur allemand eut
été mis au courant de cette nouvelle, il fit la réflexion sui-
vante : «Je n’ai pas le temps d'écrire mes mémoires. Le
cinématographe est là pour çà ».
TA)
La Société pour l’organisation des soirées populaires,
à Berlin-Schoneberg, a décidé de se servir du Cinéma...
CT)
Le Congrès catholique de Berlin a eu lieu la semaine
passée, à Aix-les-Bains. On a fait le procès du cinémato-
graphe en maints discours, mais on a reconnu la valeur
de ce passe-temps moderne pour l’apostolat. Les congres-
sistes ont pris la décision d'installer en Allemagne des
Cinémas catholiques, dans le cas où les cinématographes
publics ne modifieraient pas leurs programmes.
CL)
Les artistes allemands viennent de porter plainte con-
tre un agent qui prélevait 200 0/0 d'honoraires sur leurs
engagements. La police a aussitôt interdit l’exercice de
sa profession à cet agent peu scrupuleux.
F1)
Un grand bazar de Francfort-sur-Mein vient d’acheter
dans la rue principale deux immeubles pour 5 millions
et demi. Il y édifiera une maison de nouveautés, Au Bon
Marché, dans laquelle les clients trouveront un cinéma
gratuit parfaitement installé.
À «D :
Les théâtres en plein airont bénéficié d’une telle faveur
qu’on a l'intention de créer là-bas une Société, La Cinéma-
lographie champêtre. On fera les représentations dans un
décor naturel, au milieu de forêts à proximité d’une
Source d'énergie électrique. L'idée est originale. Souhai-
tons sa réussite.
(I)
Harry Walden, la nouvelle étoile cinématographique
allemande, vient de tourner à Hambourg un film sensa-
tionnel qui paraîtra fin septembre.
ee
La Société des films Duskes, à Berlin, vient de créer un
journal cinématographique comique. De même que quel-
ques Maisons filment les actualités, elle publiera hebdo-
madairement sur l'écran de l’humour, en scènes courtes
æt amusantes.
Le Comilé de la Presse technique entreprend des démar-
ches auprès de la Censure pour qu’on ne r'occupepls
des titres des vues. Les titres, en effet, ressortissent de la
liberté de presse et la police ne doit pas avoir le droit
d'intervenir. ‘
Ii a constitué un Comité d'honneur dont les rédacteurs
en chef des premiers journaux quotidiens sont membres:
Maïs jusqu’à présent, il n’a pas encore obtenu la trève
des quotidiens qui continuent la guerre contre les C*
némas.
ee
Un Comité de propagande cinématographique se pro:
pose de donner dans les villes allemandes une série de
seize conférences pour démontrer l’inocuité du cinéma €
la mauvaise foi de ses détracteurs.
Le Comité se propose de créer un bureau central pour
la défense de l’art cinématographique international.
€) 45
La police semble vouloir entrer en pourparlers avet
les fabricants ; on parle d’une réunion générale où l'on
fixera les principes d’une censure générale. Ceci donne
rait aux fabricants une idée des desiderata de la police
et leur permettrait enfin de filmer un sujet qui ne tombe
rait pas sous le coup de la censure.
(A)
Notre confrère du Kinematograph, à Düsseldorf, M. Perl-
mann, Vient d'écrire une brochure fort intéressante danÿ
laquelle il plaide avec son talent habituel la cause du
cinématographe. Cette brochure sera distribuée gratuite,
ment.
CL)
La nouvelle ordonnance de police de Berlin concernant
les cinémas défend de fumer. Elle contient les articles
suivants : \
Les tapis doivent être composés d’étoffes ininflam”
mables;
Le plafond ne doit pas être tendu d’étoffe ;
Les couloirs d’accès à la salle seront de plein pied; ,
La cabine de l’opérateur ne sera tolérée qu'à l’exté
rieur de la salle, dont elle sera séparée par un mur. Elle
possédera une sortie directe sur l'extérieur. :
Seuls, les accessoires indispensables au spectacle 3
seront autorisés. :
La porte s'ouvrira en dedans et en dehors. La lanternê
séra à circulation d’air et ce sont les pompiers qui aval”
seront l'installation générale avant la mise en explo!
tation.
(1)
A la fin du mois de septembre, un Congrès de musl
ciens se tiendra à Berlin. Ceux-ci essaieront de créer un
Chambre syndicale.
(TA)
Berlin possède une Bourse des Films. Elle tient se
assises au Café Trocadéro, Friedrichstrasse 224, Nous en
donnons avis aux cinématographistes étrangers visital
Berlin.
€ a } é
Le premier film de la nouvelle Société Eikos-Films r
Les Chiens affamés, drame en deux actes de 600 mètre”
paraîtra le 28 septembre prochain.
(1)
Le rédacteur en chef du journal cinématographique Das
Lebende Bild, de Leipsic, vient de quitter ce journal.
€ ;
L'Union cinématographique des Saxons, à Chemnitz, doil
se réunir le 29 de ce mois. Elle traitera de la question ja
la Fédération Internationale, car elle est en froid avec
Fédération Berlinoise. Elle s’occupera aussi de la questio
de l’augmentation des prix de location de films et
nouveaux arrêtés de censure.
\ F. FÉLIX.
LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE 17
L. AUBERT
Programme du 13 Septembre 1912
NORDISK C°
UNE AMITIÉ CHÈRE
pass deux jeunes officiers, Georges Udo et Charles
et $ res sont grands amis. Ils sont toujours ensemble
äCCordent parfaitement quoiqu'ils n'aient pas du
£ar € même caractère. Tandis que Georges Udo est un
fe rangé qui met son service au-dessus de tout,
à S
Vie 2: Favières a plutôt le goût du plaisir et aime la
: ui Il passe autant que possible son temps au
hasar qui l'attire surtout par ses orgies et ses jeux de
ee En effet, Favières est un joueur enragé qui,
'épri Que son ami Udo lui ait représenté à plusieurs
Le les. grands dangers qu'il court en continuant
hpor: et qu'il ait perdu plus d'une fois des sommes
tatio ltantes à ses camarades, ne peut résister à la ten-
‘èr MN. A Ja fin, sa famille lui refuse tout secours
Qu'ip et comme de nouveau il a perdu 5.000 francs
mo est incapable de payer, il ne voit pas d'autre
tone que de les emprunter à Udo qui les lui fournit
‘à tiers, mais à la condition formelle qu'il ne touche
$ une carte. Malheureusement, il cède tout de même
et à tentation, et perd de nouveau une forte somme,
: a l'espoir de la regagner, il conçoit l'idée déses-
€ et coupable de marquer les cartes. Par hasard,
Way, Percoit le truc et pense d’abord à le dénoncer ;
et V. après une lutte morale terrible entre le devoir
amitié, il se décide à garder le secret.
D dé temps après, le régiment part pour les
m Œuvres. Pendant les exercices, Kavières a le
'env eur de se donner une entorse au pied, et il est
à ho à son quartier. Udo, qui est secrètement fiancé
écr fille du chef de son régiment, le colonel de Brun,
Hour un jour à sa fiancée et l'invite à aller prendre des
S'y velles de son ami malade. Mlle Alice, c’est son nom,
de 0 aussi, mais Favières se trompe sur l'intention
Que à visite et de son amabilité. IL croit s’apercevoir
àprè 4 jeune fille s'est éprise de lui, et lorsqu'un jour,
blie $ son rétabblissement, il lui rend sa visite, il s’ou-
igno au point d'embrasser de force Mlle äe Brun. Il
plu re absolument quelle est secrètement fiancée à son
S Cher ami Udo. Cependant Udo rentre du camp et
# Yend immédiatement chez son ami pour demander
av. POuVelles de sa santé. Favières lui raconte alors
De bonheur qu'il aime la jolie Alice, et qu'il a tout
lérrise croire qu'elle lui rend son amour. C’est un coup
dem le pour le pauvre Udo qui s'en va immédiatement
je ader une explication à sa fiancée. Le malheur
tem Cependant que Favières arrive presque en même
de S pour demander Mlle de Brun en mariage. Hors
Vépon : de colère, Udo S'élance alors sur Favières qui
pond à son agression en lui envoyant ses témoins. A
F Urprise générale, Udo refuse de se battre avec lui.
Mars les le traduit alors devant le tribunal d'honneur,
S encore ici Udo refuse äe donner satisfaction à
pe due c'est parce que Favières est un homme désho-
avec lequel il lui est interdit de se battre.
donnant Alice qui s'est rendue chez Udo pour lui
Qui" une explication trouve sur sa table une lettre
* oi à écrite à Favières et dans laquelle il lui dit pour-
se » il refuse de se battre avec lui. Résolument Alice
lettre d alors-devant le tribunal d'honneur avec la
mis qui change d'emblée la situation pour les deux
& Le colonel tend alors un pistolet à Favières et
4
l'invite à faire son devoir, après quoi celui-ci se retire,
tandis qu'Udo profite ae l'occasion pour demander au
colonel la main de sa fille. Il leur donne son consente-
ment et sa bénédiction lorsque subitement un coup de
pistolet se fait entendre — Favières s'est rendu jus-
tice !
ss
SÉLIG
L'ENFANT ADOPTIF : Pathétique.
Mrs Terry, une pauvre veuve, ne pouvant plus nour-
sir son enfant se décide à l'abandonner et le dépose
dans l'auto de la riche Lady Kenyon avec une lettre le
recommandant à sa charité. En remontant dans sa voi:
ture, Lady Kenyon trouve l'enfant, l'emporte chez elle
et le fait élever tandis que la mère éplorée ne manque
pas de prier quotidiennement pour son enfant, conser-
vant dans un cofire l'un des souliers du baby et quel-
ques petits vêtements lui ayant appartenu. ,
Les années passent, L'enfant adoptif des Kenyon fait
de brillantes études, il est reçu avocat. Mr Kenyon lui
achète une charge et l'installe. Lady Kenyon songe à
lui donner une compagne, il est bientôt fiancé à une
charmante jeune fille, Miss Elinore.
Un matin, la vieille servante qui nettoie son bureau.
est très souffrante, charitablement le jeune homme la
reconduit chez elle. Quel n'est pas son étonnement en
découvrant sur la table les fétiches de la pauvre
vieille : un petit soulier d'enfant absolument semblable
à celui que conserve Mrs Kenyon et qu'il connaît bien,
Cette vieille femme est donc sa mère. Il la serre ten-
drement sur son cœur, la soigne et un jour lui amène
sa fiancée qui, sans prévention des différences de
classes les séparant, s'incline affectueusement vers sa
future belle-mère. |
Longueur 318 mètres, film moral, affiche en couleurs.
se
CINES
LE CHARME DE LA FORCE: Drame
Annetté aurait voulu pour mari un garçon fort ! Gus-
tave, ouvrier mécanicien, son maître êt seigneur, est
un être maladif voilà pourquoi les querelles succèdent
aux disputes, les coups aux provocations ; finalement”
Annette s'éprend de Robert, le contremaître de Gus-
tave, un gars solidement planté sur ses jambes, trop
solidement sans doute, car il abuse de sa force et
Annette ne tarde pas à être maltraitée. J
Une grève éclate à l'atelier, Robert en est linstiga-
teur, Gustave et quelques amis refusent d'y aûähérer,
de sorte que le mouvement est étouffé et Robert, ren-
voyé. Le soir, il guette Gustave et l'accompagne chez
lui ; il lui reproche &e l'avoir fait chasser et le frappe.
Gustave réagit tout à coup, il saisit une bouteille et en
assèné un terrible coup à Robert qui tombe raide. Le
courage imprévu de son mari reconquiert Annette. Elle
l'aime à présent au point de le faire fuir et de dire
aux gendarmes : C'est moi qui l'ai tué.
Mot télég. FASCINO, long. 462 m., vir. 33,80, aff. en couleurs.
LES VOLS DE TONY : Scène comique à trucs.
Mot télég. TONY, longueur 96 mètres, vir. 9.60
LA MAITRESSE DE PIANO : Comédie
Honoré remarque beaucoup Lydia, la jeune maîtresse
de piano de sa sœur; il l'entoure de prévenances qui éveil:
lent les soupçons de sa mère. Pour éviter toute compli-
cation et en dépit des affirmations d'Honoré qui dé-
Fr,
_ LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
clare aimer sincèrement Lydia, la mère prie la. maït-
tresse de piano de cesser ses léçons.
Quand le jeune homme aprend cette décision, il se
rend chez Lydia avec le désir de lui exprimer tout son
4 chagrin et lui faire des excuses pour ce qui arrive :
la jeune fille refuse de le recevoir...
. Il tombe dans un sombre désespoir et tente de s'em-
_poïsonner. Des soins assidus. bréparent sa convales-
cénce que le retour de Lydia, ramenée par la mère
d'Honoré guérit complètement.
Mot télég. PIANOFORTE, long. 450 m., vir. 38,80, aff. en coul.
PÈRE ET FILS: Pathétique.
Le père d'Alfred, le banquier Orlandi, constatant que
malgré ses remontrances son fils persiste à vouloir
épouser Esther, le chasse de la maison paternelle.
Alfred émigre en Amérique avec sa femme et un ami.
Un filon d'or qu'ils découvrent les enrichit et c'est
… maintenant pour eux la vie fastueuse. Le père d'Alfred,
©. au contraire, s'est engagé dans des spéculations mal-
heureuses, un jour les journaux annoncent sa ruine.
Alfred apprend le krach et se rend immédiatement
chez son père qu'il désintéresse complètement. Lorsque
le banquier Orlandi vient les trouver pour leur deman-
der des délais, il est étonné, à juste titre, d'apprendre
_ ? que ses comptes sont en règle. Le nom de son sauveur
lui est révélé ; tout ému il se rend chez son fils où la
4 paix est faite à jamais. ;
‘Mot télés. CÜORE, long. 212 m., vir. 4,20, aff. en couleurs,
L'AMOUR MOUILLÉ : Comique
Jamais jeune fille ne fut mieux gardée que celle cour-
- tisée par Tontolini. L'amoureux doit recouri à des stra-
- tagèmes inouïis pour arriver jusqu'à la Game de ses
… rêves. Le dernier, inédit, oh ! combien ! en lui permet-
tant d'approcher sa belle, eut d'heureux effets sur le
cœur de son farouche et parternél gardien.
- De sorte que cela finira par un mariage. Avis aux
+ amateurs.
Mot télégr. IDRAULICA, long. 75 m., affiches en couleurs.
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VUES DE NAPLES: Panorama.
Sites merveileux de la baie de Naples.
Mot télég. BOZZETTI, long. 63 mètres, vir. 5 francs.
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Société des Etablissements
| PATHÉ FRÈRES
Location : 104, RUE DE PARIS, Vincennes
Programme du 30 Août
Le S, C: A, G, La
; LA PORTEUSE DE PAIN : Scène tirée du célèbre
drame de Xavier de MONTEPIN et Jules DORNAY
ï î Interprètes :
MMSKEMM SE ee Uenx Labroue père
ÉTIÉV ANT pe Jacques Garaud
ë . DESCHAMPS. .....,... Robert Labroue
EU Mries GRUMBACH .. ..: .. La porteuse de pain
| ne A PASCALE Eee Lucie
! Une pauvre veuve, Jeanne Fortier, gardienne de
l'usine Labroue, est en butte aux assiduités du contre-
_ maître Jacques Garaud. Celui-ci, dont l'ambition ne
connaît pas d'obstacles, forme le projet ae s'emparer
Len es
alors une poursuite affreuse, poignante à traver
d'une invention qui doit faire la fortune de son patron
et de fuir avec Jeanne, La pauvre femme, pour échap:
per à la poursuite du misérable, se résout à quitté
l'usine avec sa petite fille Lucie.
Or, le lendemain, on découvre que l’usinier Labrouëe
a été assassiné: et son usine incendiée, Jeanne soupçon:
née du meurtre est condamnée à la réclusion perpé-
tuelle.. Sa petite fille Lucie est recueillie par une aubeïr
giste, Louise Dumont, chez qui la mère avait pris pen
sion. Quant à Garaud, disparu, on suppose qu'il à
. périr dans l'incendie, victime de son dévouement.
é Quinze ans vlus tard. Jeanne Fortier est parvenuê
à s'échapper de sa prison. Deux braves mitrons, Cricfl
et Tête-en-Buis, secourent la malheureuse épuisée e
fatigue, et la présentent à leur patron qui l'engagé
comme porteuse de pain. L'assassin Jacques Garaut
Sous le nom de Paul Harman, à fait fructifier l'inveñ:
tion de sa victime, Quant à Lucie, restée seule après
la mort de l’aubergiste, elle a mantenant 17 ans ; el
se croit orpheline ; elle garde précieusement une lettre
de sa mère adoptive, qu’elle doit ouvrir quana elle aura
20 ans. La destinée lui a donné pour voisin le fils d8
l'usinier assassiné, Robert Labroue, et les deux jeunes
gens, épris l’un de l’autre, sont bien près d’être fiancés:
lorsque le hasard met Robert en présence du faux Paë
Harmand, à la suite d’un incident qui aurait pu êUe
fatal à la fille du nouvel usinier, sans le secours de
Robert. Mary présente son sauveteur à son père et SUP
sa prière, Labroue, en qui Harmand a reconnu le fils
de sa victime, entre chez lui comme ingénieur.
Cependant, Jeanne Fortier et sa fille, sans soupç0M
ner quels liens les unissent, vivent l'une près de l'autr®
toutes deux prennent leurs repas au même restaurant
et la mère assiste aux fiançailles de sa fille. Mais #
mauvais génie de l’une devient bientôt celui de l'autre:
Harmand, ayant appris ces projets d'union, décide
les empêcher, car il destine Robert à sa fille. Dans cé
but, il fait fouiller par son complice Ovide la chambT£
de Lucie, et celui-ci trouve la lettre « à ouvrir quan
Lucie aura 20 ans ». Il y découvre que Lucie est la
de Jeanne Fortier, et fort de cette évidence, Harman
détourne de sa fiancée Robert dont l'amour se chan#®
en douleur. L
Lucie, de son côté se désespère de son abandon subit
La porteuse de pain, devenue sa confidente, obtient
Robert la raison de son silence. Elle apprend ainsi 4
Lucie est sa fille, et parvient à se disculner à ses veu“
Cependant, Jacques Garaua-Harmand et Ovide in
auiets de la réapparition de Jeanne Fortier, décidé
de la faire disparaître. C'est ce nouveau crime qui #%
perdra, car Ovide est découvert par Cricri et Tête-el
Buis au moment où il fait crouler un échafaudage 54
la porteuse de pain. à
La complicité d'Ovide avec Harmand ne tarde PA je
se prouver ; d’un autre côté, la lettre dans laque
Jacques Garaud proposait à l'ancienne gardienne 4
l'usine Labroue de fuir avec elle après s'être empal
de l'invention du patron, se retrouve providen
ment, en même temps que Jeanne identifie le nouvéa
. Paul Harmand avec l'ancien Jacques Garaud. Le mis
rable est démasqué. Sa victime Jeanne Kortier SE
réhabilitée. Quant à Robert et Lucie, rien ne s'opP0
désormais à leur bonheur. ;
Mot de Code POMME, Long. 970 m., Virage 38 francs, N° 5240:
LE FOU DE LA FALAISE: Scène dramatique:
Tandis que son mari vogue sur les flots pou
sur un des rochers qui bordent
temps à autre, fait des signes affectueux à son ee
Mais, un fou, Jean-Marie, devenu subitement furiee
guette la jeune femme et tente de l’étrangler.
;
g 10
file
dent
tielle 4
partie de pèche, une jeune et charmante femme, 45 den
la plage, lit, et 40
gochers escarpés : affolée, épuisée, traquée, la jeune
Mme ne tarde pas à être atteinte par Jean-Marie.
Le $ la barque, le mari voit avec terreur la tentative
côt QU. Faisant force voile, la barque arrive sur la
5m et du patron pêcheur, le mari court au
hours de sa femme. Il parvient à temps pour empé-
€ l'accomplissement des sinistres projets du fou
a deté du haut de la falaise, vient s'écraser sur la
Mot de Code POMPEUX, longueur 125 mètres, No 5243.
RIGADIN, PEINTRE CUBISTE : Scène comique
AVEC dessins, de A. BARRÈRE, jouée par PRINCE.
noie du peintre Rondebosse, connu pour le moel-
mie et le fondu de sa peinture, Rigadin visite le pre-
ré à Salon des Peintres cubistes qui est pour lui une
4 lation ! Conquis par les thèses nouvelles, réfutant
is erreurs entretenues par des générations démodées,
me nn apprend diverses vérités... cubistes ; à savoir
à Il n'y à pas de surfaces rondes :
%o n œuf est un losange ;
La terre est un cube. | ai
DÉ Et pourtant, elle tourne! », s'écrierait Galilée.
dent à Rigadin, il veut marcher avec son siècle et
side de faire l'éducation de son œil. Dans ce but,
Se convertit, ainsi que sa bonne, en un échafaudage
À qeubes. Malheureusement, notre prosélyte est fiancé
TA à fille de Rondebosse, ennemi déclaré de la nouvelle
‘010. Comment concilier l'amour et le cubisme. Riga-
Y parvient en faisant de son maître un portrait
agistral. Du coup le maître est converti, et Rigadin
Douse Mlle Rondebosse, dont les contours pourtant,
Mentent hardimént les théories de son fiancé.
Che, mot de Code PONTIFE, longueur 235 mètres, No 5253.
BOIREAU ET GRIBOUILLETTE S'AMUSENT:
Le comique jouée par André DEED et Mile FRASCA-
pil Boireau et Gribouillette s'amusent » est une déso-
pl non fantaisie dans laquelle nous verrons deux en-
l'a S terribles jouer « au mari alcoolique », «à
l janoche », «aux chevaux de bois », la suspension
a Maent de manège... On devine que ces jeux bruyants
MiFito ginent le mobilier de leurs narents aux pires Catas-
mm. Phes. Finalement, une descente « en toboggan » les
Lee Uira chez le voisin par les voies les plus rapides,
St-à-dire à travers le mur qui s'écroule sous le choc.
de là, Boireau et Gribouillette sont conduits au
Ge police où une sévère correction attend nos
NCorrigibles.
4 Poste
Den |
Affi
LS
COMICA
“ DEUX SOUS DE LAIT: Scène comique.
Dre Cest la désopilante odyssée d'un père rapportant
4 UX sous de lait » à son héritier. Par quelle suite
Péripéties, de mésaventures, passent ces deux sous
| Que t avant de parvenir à son destinataire, c'est ce
: Nous conte cette scène hilarante.
Mot de Code PONCHO, longueur 120 mètres, No 5247
. ss
_ LE FILM BIBLIQUE - S. A. P. F.
JUGEMENT DE SALOMON : Scène tirée de l'E-
Miture Sainte, — Série d’art Pathé Frères en couleurs.
ts UX femmes de Jérusalem élevait en commun leurs
Ants. L'une d'elles ne pensait qu'à la vie de plaisirs
iChe, mot de Code POMPON, longueur 245 mètres, No 5244. :
CERTES
; LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE 19
et de fêtes, Fatiguée par les nuits sans sommeil qu'elle
avait données aux bals, la courtisane s'évanouit. Au
matin, elle s'aperçut que pendant son sommeil, elle
avait étouffé son enfant. Elle conçut alors le projet
d'échanger son fils mort contre celui de sa compagne,
et celle-ci à son réveil s'aperçut de la substitution.
Un vieillard, attiré par le bruit de leurs invectives,
leur conseilla de s'en remettre à la justice du roi Salo-
mon, us
Comme Salomon s'apprêtait à rendre la justice à son
peuple assemblé, les deux femmes se présentèrent
devant lui et lui exposèrent leurs revendications. En
présence d'affirmations si contraires, soutenues avec:
une égale assurance, Salomon ordonna d'apporter une
épée. « Coupez en deux, dit-il, l'enfant vivant, et qu’on
en donne la moitié à chacune de ces femmes ». À ces
paroles, la vraie mère sentit son cœur s'émouvoir :
«, Non, s'écria-t-elle, ne faites pas de mal à l'enfant :
donnez-le plutôt tout entier à cette femme ! » Salomon
reconnut le cri de la nature, il ordonna que l'enfant lui
fût remis. Tout Israël connut ce jugement et en admira
la sagesse.
Affiche, Mot de Code PONEY, long. 405 mètres, coloris 372 mètres,
virage 36 francs, No 5252. x
LE PORT DE MARSEILLE: Plein air.
Rien n'est plus curieux que le spectacle dont on jouit
de la jetée de la Joliette ; la mer immense ; les stea:
mers couronnés de noirs panaches de
lourds voiliers, dont les mâts, hauts comme des tours
de cathédrale, complètement couverts de toile, ne suf-
fisent pas à les pousser dans le vieux port, et qui se font
péniblement remorquer ; les canots de promeneurs qui
déploient leurs voiles latines semblables à des ailes de
goelands ; les tartanes qui partent pour la pêche du
fumée ; les
thon ; les bateaux maltais ou espagnols chargés d'oran-
ges ; tout cela se croisant en tous sens et en nombre
incalculable dans l'animation des
manœuvres néces=. HA
saires soit à l'entrée, soit à la sortie, sous la lumière. LM
éblouissante d'un soleil du
Midi, forme un spectacle
inoubliable. :
Mot de Code POLITIQUE, long. 145 mètres, coloris 115 mètres, !
virage 2 francs, Ne 5224.
x 2:18
HORS PROGRAMME
LES ENVIRONS DE PARIS: Promenade en Marne
un jour d'été (plein air)
La jolie rivière, étroite et sinueuse, serpente au soleil
comme une couleuvre sur la campagne verdoyante. A
chaque tournant, la Marné découvre de jolis coins,
aux horizons limités par des bouquets d'arbres, des vil-
las ou des guinguettes échelonnées. ”
Sur les routes poudreuses, qui côtoient la rivière, se
croisent en tous sens, dans des nuages de poussière,
des autos, des tramways, des cyclistes, parallèlement
aux barques qui coupent l’eau à grands coups de rame.
Des tremplins, une nuée de baigneurs, semblable à
d'énormes grenouilles, plongent, avides de fraîcheur.
Mot de Code PONDAISON, longueur 90 m., virage 9 fr. No 5950,
ss
IMPÉRIUM FILM
LES DERNIERS INDIGÈNES DE L'ÉTAT
VICTORIA (Australie): plein air
Cette scène documentaire est une étude intéressante
sur la vie, les mœurs ‘et coutumes des derniers indi-
gènes de Victoria. Logés et nourris au frais du gou-..
ÿ
XP,
RE
ec
FT
nes De PA de die pe
vernement, qui pousse la sollicitude-jusqu'à les :combiler-
de Cadeaux, ces indigènes ont une vie paisible : les
hommes confectionnent des sabres et des boucliers
qu'ils n'emploient que pour la danse. Ils fabriquent
aussi un instrument en bois appelé « boomerang » qui
leur sert à chasser les oiseaux de proie. db
Les femmes occupent leurs loisirs à confectionner des
paniers. Quant aux enfants, ils sont élevés, toujours
aux frais de l'État, par des instituteurs européens.
* Mot de Code PONCTUEL, longueur 130 mètres, No 5249.
Un gaz dangereux à respirer, mais inoffensif
à boire.
LE GAZ CARBONIQUE: Série instructive
Dans cette intérèssante étude, nous verrons comment
on.obtient le gaz carbonique et comment l'industrie
l'utilise pour la fabrication des eaux gazeuses, Diverses
expériences nous démontrent les propriétés de ce gaz
qui n'entretient pas la combustion et dans lequel cesse
toute vie animale. Les végétaux, au contraire, absor-
bent ce gaz délétère, tandis qu'ils rejettent l'oxygène
qui fait vivre et brûler. C’est pourquoi le voisinage des
bois purifie et assainit l'air chargé des grandes villes.
villes.
Mot de Code PONTONAGE, longueur 165 mètres, édition espa-
gnole 155 mètres, No 5254.
PAUL HODEL
3, RUE BERGÈRE, PARIS
Programme livrable le 6 septembre
ITALA FILM
| LES SECRETS DE L'AME: Grande scène dramatique.
Le conseiller d'Etat, marquis de Santa Rosa, quoi-
qu'il ait nassé la cinquantaine demande la main de la
jeune demoiselle Lydia de Riccardi. Mais comme il
craint un refus il profite des embarras financiers de la
famille de Riccardi et a recours à une fourberie. Il
s'entend avec le notaire de la famille pour racheter
toute la créance mais à la condition que le notaire
fasse procéder de suite à la saisie.
Le notaire exécute les ordres et à ce moment le mar-
quis fait sa demande.
Pour sauver sa mère de la misère Lydia consent à
ce ingrat mariage, Quelques temps après, Lydia qui
voudrait payer les dettes de sa mère découvre qu'elles
ont déjà été payées par son mari et de plus dans le
dossier Lydia trouve la lettre du marquis au notaire.
Elle fait part de sa découverte à son mari, celui-ci
se défend en disant que ce fût une ruse d'amoureux.
Lydia paräonne et ne dit plus rien.
Quelques temps plus tard dans un bal, une douce
Sympathie s'établit entre Lydia et un jeune secrétaire
du marquis, Franco ; cette douce idylle est remarquée
par M. de Bernardi qui poursuit Lydia de son en-
nuyeuse, insistance et qu'elle a vertement rabroué.
Pour se venger ce M. de Bernardi profite d’une chasse,
ou Lydia et Franco ont abandonné la poursuite pour
rentrer chez eux, pour annoncer au marquis son infor-
tune.
Celui-ci guette les jeunes amoureux et réussit à as-
sister, caché, à un de leurs entretiens. La marquise
Lydia dictait à Franco un drame « Le drame de-leurs
âmes », — En en écoutant l'énoncé, le marquis com-
prend qu'elle a été sa faute autrefois et qu'elle est la.
_ douleur des jeunes gens. Il comprend son devoir.
PA *
n
;
LE COURRIER CIN EMATOGRAPHIQUE ;
Comme quelques jours: plus tard Franco vient pour
donner sa démission. Le marquis fit dire à madame que
Franco veut prendre congé d'elle. Pendant que les
Jeunes gens sont seuls, le vieux marquis se fit sauter
la cervelle effaçant ainsi sa faute passée et laissan
l'avenir libre aux jeunes amoureux.
Résumé des Tableaux
1. Le vieux marquis amoureux. — 2. Pour forcer la main de Ly-
dia. — 3. Une saisie sur commande. — 4. Pour sauver sa mère
dela misère. — 5. La jalousie d’un évincé. — 6. Dénonciation al
Marquis. — 7. Le marquis entend la confession. — 8. Suprême
sacrifice,
Grandes affiches artistiques en couleur, prix spécial, mot télé-
. graphique SECRETL. long. environ 576 mètres.
UN BON CHIEN QUI RAPPORTE: Comique.
Le bon Pépé vient de recevoir un billet doux lui
fixant un rendez-vous. Vite, il se met en tenue et an
nonce à Sa femme qu'il part pour un rendez-vous
d’affaires. Mais Médor, le bon chien a vu partir S01
Maître d'un œil défiant. Il ramasse par terre le billet
doux et le porte à sa maîtresse.
Celle-ci est furieuse et immédiatement elle ordonnê
au bon Médor de ramener son maître. Le bon gros
chien part à la piste : partout où Pépé a passé Médor
s'élance, au grand dommage des voisins. Enfin Pépé
est déjà arrivé avec sa aulcinée sous de frais ombrages
uand surgit Médor. Celui-ci ne fait ni une ni deux, À
empoigne le volage par le fond de sa culotte et trioms
phant le ramène à son épouse, Pépé est confus d'avoir
un chien si bien dressé.
Résumé des Tableaux :
1. Un rendez-vous galant. — 2. Médor trouve le billet, — 3. ME
dor, ramène ton maître! ! — 4, Un chien bien dressé. — 5. Pour
suite fantastique. — 6. Médor rapporte.
Superbes affiches en couleurs, 0.75, mot télég. RIPORTO, loné:
: ‘ environ 101 mètres.
GRIBOUILLE ROI DES POLICIERS: Comique
; joué par André DEEP.
Le commissaire est bien embarrassé, il manquë
d'agents pour pincer les voleurs. Heureusement pour là
police, le bon Gribouille, tout désintéressé, se présente
pour remplir la place de détective. Il est agréé.
Aussitôt, grimé et déguisé il se met-en chasse pou”
pincer les délinquants, mais son allure a vite fait
le faire remarquer. p
De braves cambrioleurs se jouent du malheureux Gr
bouille qui se rabat sur de bons déménageurs. Il les fal
arrêter. Mais l'erreur du policier amateur est. vite
montrée et pour son trop de zèle il reçoit une bon
raclée et ira en prison.
_ Mot télég. RÉ, longueur environ 128 mètres.
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le 30 Août
Pathé Freres
Rigadin, Peintre Cubisie
“PRINCE *
et illustré par A BARRÈRE
Cette scène sensationnelle est un
éclat de rire contfinuel.
=
ANR ANNNNNNNNANNQNNNNNNN NN NN
:22 : LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
MARK
ÉESEsessececesceseceessezses.
4h
835355333333; 3353333; 3335333;
A Smyrne
Un incident regrettable s’est produit il y a quelques jours,
à Smyrne, dans un cinéma français. Notre correspondant
particulier nous le mande avec indignation, dans les lignes
bâtives qu’il nous adresse à ce sujet et dont voici la teneur :
Snyrne, le 14 août 19Y2.
Un incident grave est survenu lundi soir, 12 août, au Cinéma
français de notre ville.
On avait see pour ce soir-là, la projection d'un film sensa-
hionnel intitulé Madeleine, représentant un épisode de la guerre
franco-allemande (1870-1871).
Ce film, édité, m'a-1-on dit, en Allemagne par une Maison
allemande, ne pouvait, cela va sans dire, que lourner en ridicule
les soldats français. Vous savez, du reste, que depuis queue
lemps cel élablissement, on ne sait pourquoi, fait fiourer dans ses
programmes un grand nombre de films élrangers, sous le pré-
lexle, semble-l-il, qu'il réserve les autres films pour l’hiver.
Or, our revenir à nolre incident, il esl arrivé qu'à la séance
de lundi soir, parmi les spectateurs se trouvaient M. S. Colomiès,
consul général de France; quelques fonctionnaires de son consulat
et autres nolabilités de la colonie française. Un grand nombre de
personnes de la colonie allemande assislaïent également au spec-
tacle.
« Madeleine, le clou de la soirée, avait élé annoncé bruyam-
« ment. Il était attendu avec impatience. Et vous pourrez juger
« de la cruelle ironie des choses, lorsque vous coznaîtrez le scé-
« nario de ce fil.
« L’héroïne Madeleine, une jeune fille, éhiquelée Française sur
« le programme, appartient à une famille distinouée. Pour salis-
« faire sa passion amoureuse, elle favorise la fuite de son amant,
& lieutenant dans l'armée allemande, Jail prisonnier pendant la
« campagne de 1870, foulant ainsi aux pieds ce que le cœur
« d'une femme réellement Française a de plus sacré : L'amour
« de la, Patrie. »
Il est difficile de peindre d'un trait de plume l'indignalion de tous
les officiers du gouvernement français el des autres nolabilités de la
colonie Jante assistant dans un Etablissement français à des
spectacles aussi outrageants pour notre armée nationale.
CEST LE 43 SEPTEMBRE QUE LA COMPAGNIE
éditera
Le Prisonnier de St-Hélène
Episode de la vie de Napoléon le plus dramatique que l'on pale jamais «Vu au Cinématographe
ESSSSEssS
France à l'intention d'intervenir auprès, de qui de droit.
- cet incident. Elle n’est pas favorable à la Maison J. Kræmg
Ÿ
ÿ
Jnutile de vous dire que la Projection de ce film provoqua de 1h
part des spectateurs allemands, très nombreux ce soir-là, des 4
Plaudissements et des bourras Jrénéliques. En manière de prolesli
lion, lous les Français quillèrent 1mmédialement une salle W
nie. cinémalooraphique, placée sous la prolection du drapel
l'ançais, mais dirigée par un impresario élranger. Ï
On affirme qu'à la suite de ce fâcheux incident, le consul
à : (
De son côté, la presse locale commente. passionnémell!
et à son représentant M. Peppo Margulliès, dernier sur"
vant de cette firme sociale. ;
L'Imbarlial de Smyrne dit: « Cest avec une surpris
indignée que nous avons vu projeter sur l'écran d’un cinéf
matographe français, un film intitulé : Madeleine :
« Dieu merci, notre public sait ce qu'est la femme fran”
« çaise. Les croix d'honneur ct les médailles qui ont bri
« sur les poitrines de tant d’héroïnes de cette époque dot
« loureuse pour la France, la lui ont montrée sous un jo!
«autre que celui du film en question qui ne fait pas 1e
« neur à la maison française qui étale cette honte pour
« l'argent. » Ë
PS à 14 re
Sans être chauvins, sans prendre position dans une affa f
que nous connaissons imparfaitement, nous sommes cepei
dant fort surpris en lisant le nom si peu français du Diret
teur mis en cause. Il paraît que les Maisons françaisé
procèdent ainsi ordinairement et qu’elles confient, à de rare
exceptions près, leurs intérêts à des mains étrangères, aflec
tant un incompréhensible dédain pour leurs compatriotes
Il nous semble étrange qu’à Smyrne en particulier OÙ 4
colonie française est si haut cotée, on ne procède pas autre
ment. Nous possédons dans cette ville plus de facilités gt
partout : Une Chambre de Commerce française, fort solideme#
organisée, et un Consulat général français. D'autre païb
Crédit Lyonnais y a installé une succursale considérablé:
Beaucoup d’autres Maisons importantes françaises sont h010
rablement représentées dans cette ville; nos industriels 0%
donc mille moyens de prendre sur leurs correspondants
références sérieuses. Ils peuvent encore recruter ceux-Cl $ :
place, dans la colonie française. Pourquoi s’exposent-1l$ }
de telles aventures ?
ROSE A
L'ECRAN RADIUM
“L'ÉCRAN RADIUM” est, de l'avis de lous ceux qui l'ont vu, le der-
nier progrès en cinématographie. La netteté de l’image est frappante, et
aucun autre produit similaire ne peut lui étre comparé.
“L'ÉCRAN RADIUM” donne une économie de 70 0/0 de courant,
ce qui veut dire une économie de plusieurs milliers de francs par an
pour l'exploitant!
“L'ÉCRAN RADIUM” est garanti inaltérable et lavable.
Une Référence
Les Directeurs du Cinéma Gab-Ka, 27, Boulevard des Italiens, nous écrivent :
SOCIÉTÉ DES ÉCRANS LUMINEUX RADIUM
60, Rue de Provence, Paris.
Messieurs,
En réponse à votre lettre de ce jour, nous avons l'avantage de vous informer que depuis trois semaines que
nous nous servons de L'ECRAN RADIUM, nous avons économisé la somme de fr. 375.—, tout en obtenant une image
d’une luminosité frappante, et qui fait l'admiration de toute notre clientèle.
Veuillez agréer, Messieurs, nos sincères salutations.
BONNET, KAHN & Cie.
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Co QU
Compagnie Anglaise des Écrans lumineux Radium
Téléphone : 250-27 60, RUE DE PROVENCE, 60 - PARIS
24 LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE
PA'e
IBIANCA
Bianca LORENZONI es: Italienne. Elle a vingt ans. C'est une
belle et pure figure de Romaine, aux traits réguliers, une ado-
rable brune rieuse, enjouée, badine, quelque peu sensuelle.
Les éclairs d'un esprit alerte, toujours en éveil, étincellent
dans ses prunelles changeantes, profondes et chatoyantes comme
des pierres précieuses aux mille faceltes.
L'éclat incomparable de son teint, doré au soleil de l'Italie, la
perfection de son visage casqué de sombres cheveux lourds, l’élé-
gance de sa taille font d> Bianca LORENZONI une parfaite beauté.
C'est une charmeuse, Son sourire enivre ; un je ne sais quoi
d'indéfinissable, d'attrayant, émane de sa personne. Nul, en la
voyant, n'échappe à sa séduction, au secret désir de lui plaire.
. Vibrante et souple artiste, elle sait interpréter avec grâce les
rôles les plus variés, les plus difficiles, Ses débuts au cinéma furent
heureux. Ses créations firent sensation. Elles resteront justement
célèbres dans les annales cinématographiques.
La Société Cinès eut la bonne fortune de découvrir cette étoile
en 1910, et de consacrer son jeune talent. Après un stage très court
Photo Studio-Rembrandt, Rome.
D'ORENZONH
à Latium Film, elle fut distinguée par MM. LASAVIO et FALENA
les directeurs et metteurs en scène du Film d’Arte Italiana, à Rom
dont elle illustra brillamment l'écran. 4
La voici à Paris. Nous venons de l'applaudir dans La ConsPl
ration contre Murat. Elle créa encore au cours de sa carrièt®
Le Bal Masqué, Tristan et Yseult, Aïda et une foule d'autre
films, |
Bianca LORENZONI est artiste de naissance. Elle joue la comédi®
comme on marche, avec autant d'aisance et de facilité. Elle va
au monde avec sa vocation, mais ne connut pas les applaudi
sements du théâtre, car elle n'affronta jamais les feux de la rampe
Amoureuse du cinéma, après deux années de succès inintér
rompus, elle est devenue une spécialiste experte. Il n'est pas do®
teux que Paris l'adoptera bientôt et qu’elle trouvera une place
choix,au firmament de l'art cinématographique, parmi nos étoilé
les plus brillantes. ;
; Le Mauvais Œil.
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26 LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE
SUR L'ECRAN
La Critique des Films.
Rappelons qe l'Administration du Courrier Cinémalogra-
phique tient à la disposition de tous ses Abonnés un Service
rapide confidentiel de La Critique des’ Films, sous enveloppe
fermée affranchie à dix centimes.
ES
A noter.
La Maison Magliuko, Monza et Borelli, de Naples, vient
de créer une succursale à Rome, via Napoli n° 24.
EE
Le Coliséum.
On se souvient de la brusque fermeture du Coliséum, de
Paris, quelques jours après son inauguration. Nous appre-
nons aujourd'hui que cet Etablissement connaitra des des i-
nées meilleures. M. Lucien Klopp, de l’agence Pasquier,
vient de le reprendre. Il compte l'ouvrir le 20 septembre
comme cinéma music-hall.
se
Déplacements.
M. Goirand cst à Marseille. M. Fournier en arrive.
M. Roméo Bosetti, de Nice, vient d’arriver à Paris. Ila
fait le voyage en auto. Mme Roméo Bosetti et M. Bonnaud
Grimaldi l’accompagnaient.
M. Reynaud, de Marseille, est également arrivé à Paris,
plus modestement, en troisième... On dit qu’il est venu pren-
dre les dernières instructions pour l'application, à Marseille,
du nouveau tarif de PAgence Générale.
M. Marchal est aux Sables d'Olonne. M. Marin a terminé
sa cure à Aix-les-Bains. Il est de retour et compte faire la
réouverture de l’Alhambra fin mois.
M. Lelluin, de Saint-Quentin, était à Paris lundi. M. Cou-
chemann, de Boulogne; M. Bernoux, de Lyon, passèrent
unc partic de la semaine parmi nous.
M. Capelle, de la Maison Aubert, nous est signalé à Tou-
louse ; enfin, M. de Ruyter est rentré d'Italie.
Je
Un beau Voyage.
On nous confirme que M. de Ruyter arrive de Turin. Il
rentre ravi d’un voyage magnifique, au cours duquel il
visita les Etablissements de la Société Savoïa Film, qu’il re-
présente à Paris, pour la France, la Belgique et la Hol-
lande.
Notre collègue est enthousiasmé de ce qu'il a vu à la
Savoïa.
Cette Société a fait des merveilles. Sous la main experte
et vigoureuse de son directeur, M. Piero Antonio Garriazzo,
homme distingué, artiste de talent, elle conquerra tous les
succès.
M. Garriazzo a su s’entourer de collaborateurs de grande
valeur. M. Eugène Planchat est à citer parmi ceux-ci.
La Savoïa a des projets remarquables. Son premier film à
sortir : La Fugilive, est un chef-d'œuvre d’art et de bon
oût. Il est interprété par une compagnie d’artistes hors
Dane où l’on remarque quantité de femmes ravissantes.
La Société Savoïa possède plusieurs théâtres à Rome et à
Turin. Elle fait l'édition des films et possède aussi des alé
liers de mécanique où elle fabrique des appareils de prétl
sion : tireuses, perforeuses, etc.; son chef-d'œuvre est Ul
appareil de prise de vues : La Perle de la Savoia, dont 01
nous a dit le plus grand bien. . t
M. de Ruyter nous a communiqué son enthousiasme: E
puisque l’on nous promet de si beaux films à Ja Savoïa, 500
haitons-leur prompte arrivée sur le marché de Paris.
LS
Nos Pronostics.
Signalons, cette semaine, parmi les plus beaux films de
la production mondiale :
LE 6 SEPTEMBRE :
Les Secrels de l Ame (Itala) ;
Le Prix du Courage (Flying A);
Le Sphinx (Eclair) ;
Enire Ciel el Feu (Nordisk)
LE 26 SEPTEMBRE :
Le Forçat lraqué (Biograph) ;
O’Brien, le Lulleur invincible (Biograph). s
Nous remarquons avec plaisir que la Société Biograph ‘4
à nouveau admirablement placée au milieu des meilleur
Sociétés mondiales. ;
e
On ouvre.
Vendredi 23 août, le Cinéma-Concert National. 61-63-65
rue de Clisson, a ouvert brillamment ses portes. 4
Les propriétaires de cet Etablissement, MM. Got et sa
seret ont foi dans l'avenir. Tous nos vœux les-acco0
pagnent.
Lo
A nos Lecteurs.
À dater de cette semaine, Le Courrier publiera deux édi
tions :
1° Une édition française pour la France et Paris ;
20 Une édition internationale d’exportation réservée
abonnés de l’étranger. ;
Cette édition n'est pas encore complètement organis
nous en reparlerons bientôt.
au”
ée;
NÉCROLOGIE
Une bien fâcheuse nouvelle nous arrive au moment
mettre sous presse : M. Bourgeois, le metteur en sc
réputé, le nouveau Directeur de la Société des Négatifs ce
matographiques d'Art dont Le Courrier annonça ces tempis
la fondation, vient d’être frappé dans ses affections les P
chères. 7
Il a perdu un fils de quinze ans dans des circle
tances particulièrement tragiques. Le jeune homme se t®
vait dimanche dernier en promenade à la Fête de Vincenil À
lorsqu'il fut atteint par une balle perdue, tirée par d
inconnu. Ramené à son domicile en hâte, il succomba, lu2°
dans la journée. M.
Nous prenons la plus vive part à la douleur de do”
Bourgeois. Qu'il trouve ici l’expression de nos con
léances sincèrement émues.
(Ge
Mariam Nesgrrr est née à Chicago. Très ins-
truite, elle fit ses études au Collège de Tenesée.
Le 20 janvier 1897, comme elle jouait dans une
matinée, elle fut remarquée par Daniel Froh-
man, le célèbre directeur de théâtre qui appré-
D cia son jeu et l’engagea pour une tournée. De-
Re puis ce modeste début, elle fut l’enfant choyée
D du public et tous les directeurs des principales
scènes américaines et anglaises lui firent des
offres d'engagements magnifiques.
En 1909, elle abandonnait en plein succès
les feux de la rampe pour se vouer entiè-
rement au cinéma. Elle entra à la Compa-
gnie Edison qui se l’attacha par contrat, et de-
puis cette époque, son beau talent dramatique
a fait d’elle une notoriété de l'écran. Citons
parmi ses créations sensationnelles : La Bataille
A de Lexington, Rappelex-Vous, Candidat et Reporter,
A\ Mère et Filles, Le Prince Héritier, etc.
LES CRANDS ARTISTES AMÉRICAINS +
É)
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FAË
EDWARD/|O’CONNOR
Epwarp O’Conxor est un comédien dans
toute acception du mot, les ressources de sa
mimique sont inépuisables pour exprimer le
plus naturellement du monde tous les senti-
ments qu'il veut traduire. Tous les muscles de
sa face obéissent docilement à sa volonté et con-
courent à faire de lui l’acteur idéal du Cinéma-
tographe. 8
‘ me
Ÿ
Ale
” Une longue pratique théâtrale (vingt-cinq :
ans d'engagements en compagnie des direc-
teurs les plus exigeants) le prédestinait à cette
enviable prépondérance qu’il s’est acquis parmi
tous les artistes du Cinématographe,
Il faudrait ici une énumération de plusieurs
pages pour rappeler tous les rôles qu’il a joués
ou créés. Depuis un an qu'il fait partie de la
troupe de la Compagnie Edison ses succès ont
toujours été croissants et l’on se rappelle encore
-_ les films : Jacques l’Hypnoliseur, Les Rendez-Vous
de Marie, Le Nouveau Garçon, La Peur des Vo-
leurs; Le Nouveau Téléphone, etc., qu'il rendit Fe
d’une façon si pittoresque et si naturelle. (+
Se « À
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_30 LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
À
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MM. les Auteurs de Scénarios sont priés d'adresser
leurs œuvres comiques, genre “GONTRAN”’, “WILLY”,
“GAVROCHE (BERTHO)"” à la Société du Cinéma ECLAIR
à Epinay-sur Seine ; Prix: 30 à 100 francs.
AO 0 PV
-
S
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DO MODETLTIEN
>
Dernière Heure
Le Cinématographe
devant le Conseil Municipal de Paris
Ainsi qu’il était aisé de le prévoir, les tracasseries que
nous avons signalées et combattues dans cerlaines villes
de France viennent de mourir aux portes de Paris. La
grande cité ertistique libérale ne suivra pas le mouvement.
Elle ne recourra à aucun arrêté général pour remettre
dans la voie les éditeurs qui seraient tentés de s’en écarter.
On sait que M. FizuioN, Conseiller municipal de Paris,
se propose d'interpeller, à ce sujet, le Préfet de la Seine,
à la rentrée du Conseil Municipal.
Voici la lettre qu’il lui adressa ces jours-ci :
19 Août 1912
Monsieur le Préfel,
Un grand nombre de maires ont estimé devoir user de
leurs pouvoirs de police pour inlerdire la représentation,
dans les cinémas ouverts au public, de tout film reconstiluant
les exploits des bandits qui cherchent précisément, par le
crime, la plus triste célébrilé.
J'ai l'honneur de vous demander quels motifs vous em-
péchent de prendre, pour Paris et le département de la Seine,
un arrêlé analogue.
Et si vous ne croyez pas vous déparlir de la réserve que
vous gardez actuellement, je vous prierais, Monsieur le
Préfet, de vouloir bien accepter une question à ce sujet dés
la rentrée du Conseil Municipal.
Veuillez, Monsieur le Préfet, elc.
CHARLES FILLION
Conseuler Municipal de Paris.
Aux premiers échos de cette nouvelle, M. BRÉZILLON,
Président du Syndicat Français des Directeurs de Cinémas,
se rendit en hâte à la Préfecture de Police où il eut la
bonne fortune de s'entendre confirmer ce qui lui avait été
dit dernièrement dans d’autres circonstances par M. Yves
Durand, Directeur du cabinet de M. Lépine. Celui-ci ras-
sura en quelques mots M. Brézillon. Voici d’ailleurs la
nole que notre ami nous adresse à l'issue de son entretien :
« Le préfet de police n’a pas cru devoir prendre, à l’exem-
ple des maires de certaines villes, des arrêtés interdisant
dans les cinématographes ouverts au public, exhibition de
tout film reproduisant des exploits de bandits. En effet, à
Paris et dans le département de la Seine, les spectacles ciné-
matographiques, qui ne peuvent s'ouvrir sans l'autorisation
du préfet de police, ne sont jamais autorisés qu’à la condi-
tion — spécifiée dans l'arrêté — de « ne représenter aucune
scène susceptible de porter atteinte à la morale ou à l’ordre
public ». Il va sans dire que les films représentant des
exploits de bandits rentrent dans cette catésorie. Les cirec-
teurs de cinématographes peuvent donc être mis en demeure
de rayer de leur programme lexhibition de certaines
scènes, sous peine du retrait de leur autorisation.
< Dans ces conditions, un arrêté proscrivant par voie de
disposition générale certaines scènes d’un genre déterminé
paraît inutile et, de plus, dangereux.
« Inulile, puisque, on vient de le voir, la Préfecture de
police interviendrait efficacement dans le cas où un fait
repréhensible lui serait signalé, et, s’il est vrai qu’elle peut
ne pas être avisée de certaines infractions individuelles —
si l’on songe au nombre très élevé des cinématographes
existants à Paris — ce n’est pas un arrêté général qui les lui
ferait connaître.
« Dangereux, car un arrêté général ne peutavoir plein effet
que s’il a été consacré par des décisions judiciaires. Or, il
est évident que le Syndicat des Directeurs de cinémas con-
testerait, dans les cas douteux le bien fondé de la poursuite.
L'arrêté général serait donc moins efficace que les mesures
particulières. Et c’est ce que le Préfet a voulu éviter. »
M. Lépine n’a d’ailleurs pas eu à intervenir à l’époque
où les films l’Aulo Grise et Hors la Loi, précisément ceux
qui mirent le feu aux poudres, furent lancés. En effet, ces
deux films eurent peu de succès à Paris. Seuls quelques
rares établissements de second ordre les passèrent. Nul
ne s’en aperçut.
Ceci étant posé, nous sommes personnellement satisfait
de l’interpellation de M. Fillion. Elle nous permettra de
plaider la cause du cinéma devant le Conseil Municipal
de Paris, devant les hommes éclairés qui le composent.
Quelques-uns d’entre eux connaissent fort bien la ques-
tion. M.Maurice Quentin, le Conseil du Syndicat Français,
pourra à ce moment, avec tout le talent que nous lui con-
naisons, remettre définitivement les choses au point. Il
n’est pas douteux que les autres maires français suivront
le débat avec attention et se référeront aux décisions pri-
ses au Conseil Municipal de Paris.
Nous enregistrons encore aujourd’hui un nouvel arrêté
d'interdiction des films représentant des agissements cri-
minels pris par le maire d’Issoudun. Espérons que ce sera
le dernier !
CÉLEEELEEEEELEEEELELLE LEE) POP PT er Dr
Le Cinéma gratuit
On annonce l'apparition prochaine d'un nouveau journal
quotidien. Celui-ci lance un numéro spécimen et publie un
Bon-Prime bien singulier dont nous voulons donner la
primeur à noslecteurs.
Le voici in-extenso :
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donnant droit aux primes indiquées
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Deux Bons donnent droit à une place
dans un théâtre ou un cinéma:
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Notre confrère publie en page 3 une liste de 2000 mai-
sons recommandése. Il informe ses lecteurs que pour béné-
ficier d’une place gratuite dans un cinéma, il suffit de faire un
achat de ofr. 5o dans une des maisons précitées et de se pré-
senter muni de deux Bons-Primes, à la Compagnie Fran-
çaise des Théâtres et Cinémas graluils, 24, Bd Poissonnière.
Qu'est-ce que cela veut dire? Verrons-nous bientôt la
réalisation du Cinéma-article de prime? Est-ce au contraire
une aimable plaisanterie ? L'avenir nous l’apprendra. Atten-
dons.
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32 LE COURRIER CINÉMATOGRAPHIQUE
——_—_—_—_——_—ca
EXTRAIT
DE L'ORUONNANCE DE POLICE CONCERNANT LES THÉATRES
: (CINÉMATOGRAPHES )
Paris, le 10 Août 4908
(Suile)
CHAPITRE IV
Dispositions spéciales aux escaliers.
ART. 83. — Ies emplacements des escaliers devront
être choisis de manière à desservir facilement toutes les
parties des établissements et à diriger rapidement le
public vers les vestibules et sorties.
ART. 84. — Lorsque plus de 100 personnes et moins
de 500 pourront être réunies dans un ou plusieurs étages
au-dessus du rez-de-chaussée des établissements, il sera
toujours établi deux escaliers au moins ; il sera établi
un escalier en plus par chaque groupe de 250 personnes
ou fraction de 250 personnes en plus des 500 premières.
Ce nombre sera calculé à part pour chacun des étages,
de sorte que le nombre des escaliers augmente en pro-
portion avec le nombre des spectateurs appelé à les fré-
quenter à la sortie.
ART. 85. — Les escaliers de dégagement devront être
prolongés sans interruption jusqu’au niveau du sol 2x-
térieur.
ART. 86. — Les escaliers destinés à la circulation du
public seront droits sans quartiers tournants. Leur lar-
geur ne sera jamais inférieure à 1,20. Ils seront munis
de mains courantes des deux côtés.
ART. 87. — La largeur d’un escalier, en un point quel-
conque, ne pourra jamais être rétrécie dans la direction
des sorties. à
ART. 88. — Des paliers seront établis de manière à
limiter à 20 marches au plus les volées d’escalier. Les
paliers auront une largeur égale à celle des escaliers ;
leur longueur ne sera pas inférieure à 1,20.
ART. 89. — Si les salles sont limitées par des couloirs
ou des chemins de circulation, les escaliers et leurs pa-
liers seront situés en dehors des couloirs où chemins.
ART. 00. — Les portes qui pourront fermer les esca-
liers sur les vestibules, couloirs et dégagements, etc.,
ne devront former aucuné $aillie dans les escaliers ni en
rétrécir la largeur. Un palier de un mètre au moîns les
précèdera du côté des escaliers.
ART. o1. — Pour la sortie, tous les escaliers devront
communiquer entre eux, de manière à pouvoir être utili-
sés par le public de toutes les catégories de places, sauf
l’exception établie à l’article 82 pour les escaliers desser-
vant les places en contre-bas des sols extérieurs.
CHAPITRE V
Dégagements intérieurs de la salle.
ART. 92. — Les places de stalles où banquettes aux di-
vers étages (amphithéâtres, balcons, fauteuils d’orches-
tres, etc.), seront desservies par des chemins de circu-
lation perpendiculaires aux rangs de sièges. Ces passa-
ges seront établis de manière que chaque spectateur,
pour atteindre un passage, ne devra jamais être obligé
de passer devant un nombre de sièves supérieur à sept.
ART. 93. — Toutes les places sur le parquet du rez-de-
chaussée de la salle, et celles des balcons, galeries, am-
phithéâtres, dans les étages au-dessus, Seront desservies -
par des chemins d’at moins un mètre de largeur et en
nombre suffisant pour assurer une prompte évacuation
des spectateurs.
Le nombre et la largeur des portes de sortie des places
du rez-de-chaussée, des balcons, galeries, et amphithéâ-
tres seront toujours proportionnés au nombre des Spet
tateurs admis à ces étages. La largeur de ces portes 1€
sera jamais inférieure à un mètre.
ART. 94. — Les rangs de fauteuils, stalles, banquet
tes, etc., seront espacés de manière à ménager un pas
sage libre de o",45 entre les rangs de sièges; ce passag£
sera mesuré entre les deux parties les plus saillanté
des sièges et des dossiers qui leur font face. Ces sièges
seront fixés sur le sol, sauf autorisations spéciales dl
pourront être accordées après avis des Services techni
ques, pour les établissements de 2° et 3° catégorie.
ART. 05. — L'installation de tabourets où autres siège
mobiles est absolument interdite dans les passages
circulation intérieure. Des strapontins pourront être étar
blis dans ces passages, à la condition qu’ils se relève
ront automatiquement et seront installés conformémef
aux prescriptions de l’article 67 ci-dessus.
ART. 06. — Les boîtes à lorgnettes, à bonbons, les t&
blettes pour consommations ou autres installations di
même genre, ne seront tolérées qu’à la condition de 1€
faire aucune saillie dans les passages et ne pas gêner
la circulation.
ART. 97. — Aucune barre ou obstacle quelconque
pourra être placé dans les rangs dé stalles ni dans
passages de circulation desservant ces rangs. !
Aux places supérieures, les balcons et leur garde-foti
seront disposés de manière à éviter la chute des Spe®
tateurs.
ART. 98. — En outre des sorties qui leur sont rés!
vées, des moyens de communication seront établis poui
les musiciens entre l’orchestre et la salle.
11€
Îes
CHAPITRE VI
Dégagements de secours.
ART. 09. — En plus des issues régulières de la scènes
des bâtiments d'administration, de la salle et de ses dû
pendances, il sera établi des baies de secours pour
public, les artistes et le personnel.
Les emplacements et les dispositions de ces issues de
secours seront déterminées après avis des Services tech
niques. :
Les fenêtres ne pourront être grillées, sauf autoris
tion spéciale.
TITRE IV
Chauffage. - Ventilation. - Hygiène’
ART. 100. — Les établissements de la 1° catégorie et
les salles de toutes catégories pouvant contenir 500 pe
sonnes au moins ne pourront être chauffées au moyef de
calorifères à air chauffé directement par le feu.
Les appareils de chauffage à l’eau et à la vapeur sé
ront établis de manière que la pression dans les condti
tes ne soit pas supérieure à 2 kilogrammes par centim®
tre carré. D.
Des appareils de chauffage électrique pourront être 109
rallés après avis des Services techniques. À
AnrT. ro1. — Les foyers des appareils de chauffage sé
ront placés dans des locaux entièrement construits en ma
tériaux incombustibles. Ces locaux seront largemet
ventilés sur l’extérieur et seront sans communicatio!
directe avec la scène, la salle et ses dépendances.
Les approvisionnements de combustibles seront C
servés dans des locaux semblables aux précédents
maintenus suffisamment éloignés des foyers.
(A suivre).
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Nous lisons dans le Bulletin des annonces legales obliga-
loires en date du 10 août 1912:
SOCIÉTÉ ANONYME DITE SOCIÉTÉ DES FILMS
ARTISTIQUES RELIGIEUX KINEMORAL
Statuts déposés aux minutes de Me Moyne, notaire à
Paris, par acte reçu par lui le 27 juillet 1912. — Législa-
tion Française. — Siège à Paris, 57, rue Richelieu. —
Objet : exploitation directe ou indirecte en tous pays de
tous établissements industriels et commerciaux pouvant
concerner la cinématographie, la photographie et la
phonographie et servir à toutes les applications de la
lumière, optique, acoustique, électricité et autres élé-
ments de toutes inventions, brevets, licences, marques et
procédés, plus spécialement l'édition et l’exploitation en
tous pays de films artistiques, religieux et moraux,
l'exploitation de toutes installations pour utiliser la
fourniture à faire à des tiers de l’énergie électrique pro-
duite par ladite société qui ne serait pas utilisée par elle.
MM. Hatot, Segré, Bertaux et Mouret, fondateurs, ont
apporté les études, plans, devis et démarches faites par
eux pour la constitution de la société et il leur aura été
attribué conjointement les cinq mille parts bénéficiaires
créées sous l’article 47 des statuts.
Capital social: un million cinq cent mille francs,
divisé en 15.000 actions de 100 francs chacune, souscrites
en numéraire et libérées d’un quart, le surplus à libérer
suivant appel du conseil.
Réunion des assemblées générales au lieu indiqué par
la convocation et sur convocation faite vingt jours avant
dans un journal d'annonces légales du siège pour les
assemblées ordinaires et dix jours pour les assemblées
extraordinaires, délais réduits à dix jours pour les
assemblées ordinaires et à six jours pour les assemblées
extraordinaires pour le“eas de seconde convocation. Les
assemblées constitutives, celles relatives à l'augmentation
du capital par actions de numéraire et par apport en
pature et autres que les assemblées qui décident le pri
cipe de l’augmentation sont convoqués, la première, Ja
veille, et la deuxième, six jours francs avant. Ces délais
s appliquent aussi aux assemblées qui, en cas d'apport en
nature, sans augmentation de capital, nomment les com”
missaires et statuts sur leurs rapports. Pas de bilan. sur
les bénéfices nets, il est prélevé: 5 0/0 sur la réser VC
légale, somme nécessaire pour fournir aux actions 5 WU
de leur montant libéré, sans rappel d’un exercice su£
l’autre ; 5 0/0 pour le conseil d’admunistration, 5 0/0 pour
le directeur général ; sur le solde, l'assemblée peut créer
des fonds de réserve supplémentaires qui pourront étre
employés à parfaire, s’il y a lieu, le 1e dividende
5 0/0 des actions ; le solde revient 70 0/0 aux actions |
30 0/0 aux parts bénéficiaires. En cas de liquidation, 6
solde actif après remboursement des actions revien
70 0/0 aux actions et 30 0/0 aux parts bénéficiaires. :
Le conseil reçoit des jetons de présence fixes par l
semblée générale.
Le président du conseil d'administration:
Guipo SEGRÉ,
14, boulevard des Batignolles.
as”
Les Petites Affiches, en date des 18 et 19 août, publient
les statuts de la Société des Films Silf.
En voici un extrait :
SOCIÉTÉ DES FILMS SILF
Société Anonyme. — Capital: 80.000 francs
Siège social : 27, rue de Mogador. le
Aux termes d’un acte sous signature privée fait doub#
à Paris le 10 juin 1912, dont l’un des originaux est annee
à la minute d’un acte de déclaration de souscription et ‘=
versement reçu par Me Moyxe, notaire à Paris, le 127u 1e
let 1912, il a été établi les statuts d’une société anonÿ”
dont extrait littéral suit : Ne.
ARTICLE PREMIER. — Il est formé entre les propriétah ee |
des actions ci-après créées et de celles qui pourront l'E ;
ultérieurement, une société anonyme qui sera régie P°
les lois et par les présents statuts.
ART. 2. — La société a pour objet : Le 1m$
La fabrication de clichés négatifs et positifs sur fil,
en celluloïd ou autre matière pour la projection fixe
animée. Ve jo Fe de’
La fabrication et la vente d'appareils de projection ;,
tous genres, en particulier de l'appareil connu sous
nom de « Bibliophote Goldschmidt ». ; an
La constitution de toutes sociétés française et étr U
gères, dans le but de mettre en valeur les entreprises
industries de la société ou de faciliter ses opérations: He
La création, la location, l'achat, la vente, la prétess
bail, l’installation et l'exploitation de tous immeu 6
établissements industriels et commerciaux intéressan
inventions. à . pro
La prise et l'acquisition de tous brevets, licences, P g
cédés et marques de fabrique, leur exploitation, leur
sion ou leur apport. ; ù es #0
La prise. de participations ou d'intérêts dans tou un
ciétés ou entreprises de nature similaire ou connexe Ü
voie de fusion, apport, souscription, achat de titre
droits sociaux ou de toute autre manière. utes
Et généralement, directement ou indirectement; to pi-
opérations industrielles, commerciales, financières, iles
lières et immobilières, pouvant être nécessaires ou
à la réalisation des affaires de la société.
LE COURRIER CINEMATOGRAPHIQUE 37
Assemblées générales constitutives.
Des procès-verbaux (dont des copies ont été déposées
| ASE des minutes de Me MoYXE, notaire à Paris, sui-
es qicte reçu par lui, le 23 juillet 1912), des Ce
actias* ASSemblées générales constitutives tenues par les
lOnnaires de la Société des Films Silf, il appert :
1 juin Du premier de ces procès-verbaux en date du
k At 1912, que l’assemblée générale a TER, de
eco prés en avoir pris connaissance et l'avoir vérifiée,
tion Li sincère et véritable, la déclaration de DAT
notai, de versement contenue en l'acte reçu par Me MOYXE,
Ire à Paris, le 12 juillet 1912. Et
des ,,7mé un commissaire à l'effet d'apprécier la qalen
la So PPorts en nature de MM. MorEz et Vi RAC, et de
ratio Cité Française de Lumière Froide, la rémuné-
liers n de ces apports et la cause des avantages particu-
Dort pouvant résulter des statuts et de présenter un sn
lutive. ce sujet à la deuxième assemblée générale consti-
1Djur Et du deuxième de ces procès-verbanx en date du
rullet 1912 que l'assemblée générale a notamment : à
dire | Adoptant les conclusions du rapport du commis-
nommé comme il est dit plus haut, approuvé les
[re en nature de MM. Morez et Virrac et de la
tion té Française de Lumière. Froide, la rémunera-
Pouy € ces apports, ainsi que les avantages particuliers
s ant résulter des statuts. | à
Les Nommé premiers administrateurs dans les termes
l Statuts :
Neui BEXTZ-AUDÉOUD (Charles-Frédéric), demeurant à
: ly-sur-Seine, rue Charles-Laffitte, n° 69 bis ;
* FONTAINE (Ferdinand), demeurant à Paris, rue de la
pe, no Se
Sür-& l0OREL (Eugène-Alphonse), demeurant à Boulogne-
Seine, 39, quai de Billancourt ; 4
Denon © (Jean Maurice), demeurant à Paris, rue Le-
l Re , £
De Tin (Paul-Gabriel), demeurant à Bois-Colombes,
, Ces Bourguignons. vit ES
lrative Constaté l'acceptation de ces fonctions adminis:
€ par les susnommés présents à l’assemblée.
Exercice Nommé commissaire des comptes du premier
lue €. ce social, M. Georges DEBorp, demeurant à Paris,
fe avalotti, n° 14.
Miss, Constaté l'acceptation de ces fonctions de com-
blée dre des comptes par M. DeBorp, présent à l’assem-
de moy en de quoi, le Président à déclaré la Société
Mali ns Silf définitivement constituée, toutes les for-
S légales ayant été remplies.
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1
AFFICHE
Affiche
4Affiches
Affiche
2 affiches
Affiche
2Afliches
Affiche
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»
MEET à
1
DATE DE
LIVRAISON
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Sept.
Sept.
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313
588
152
288
102
184
300
300
172
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Kalem Le dernier des contrebandiers...... Fa Drame » » 318
ne » Lestmonsires Au INT PEER NEC Documentaire » » 30
» Le trompette du régiment ........... Drame » » 271
Lubin Une poursuile en locomotive. ........ » » » 325
» La fiancée du délective.......... SAR » » » 343
Vues présentées au CONSORTIUM, 18, Rue dau Faubourg du Temple, Paris «
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Agence Générale Cinémato-
graphique
16, rue Grange-Batelière, Paris
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Soc. des Etablissts GAUMONT
57, rue Saint-Roch. Paris |
PROGRAMME N° 37 |
Napoléon, bébé et les cosaques....... ! Historique 30 Août |300
RNCS Jeune le MOUÈTAE: ae | Comédie Affiche » 280
} Zigoto en pleine lune de miel..... ...| Comique » 130 ?
- ISATAIEDO ha ere a nie RE A A LA | Panorama » 113
HESANDSES ae eee lot ete lt te | Botanique » 103
2 Série des grands films artistiques
HSURAUCSLT AUS ER Nr A PR Sr dia dater Drame DA » 280
Société PATHÉ Frères
Vente, 14, rue Favart, Paris
Locat., 104, rue de Paris, Vincennes
PROGRAMME N° 29
MSC AGE. La porteuse de; pain. rune î » » » 970| Pomitre
CAR a dre Le fou de la falaise........ PR LT » » » 125| Pomfeux
A Rigadin peintre cubiste .............. . Comique . » | » 235| Pontife
? à Boireau et Gribouillette s'amusent ..…. » » N 245| Pompon
Comica RDeLL SOUS de NAS MER Re » » 120| Poncho
S.A.P.F. |Lejugement de Salomon ............ Film biblique, color. » » 405| Poney
à É Le port de Marseille... ...... A Plein air, color. » 145! Politique
TEE Hors Programme
j Les environs de Paris (promenade en
Marne ur Jour ele TE PNR Plein air » 90! Pondaison
Imperium FilmlLes derniers indigènes de l'Elat de
À ViciOrIan en MES EME pe SEE APPONT ES » 130| PonctueL
Un gaz dangereux à respirer, mais
inoffensif à boire : le gaz carbonique Série instruct. » 165| Pontonage
| VITAGRAPH
15, rue Sainte-Cécile, Paris
La-Dameidalac. re TOULON Drame | » 6 Sept. |780
En pleine lerreur...... SATA A ea e la » | » » 310
La-poupéee: Loulou... #40 Comédie do) » 307
La boite de pandore ...... ES VE AE . Comique » » 271
LONDETGOUSPR AE NAT ARE: ..! Pathétique » » ° 1276
- Le Gérant : Charles LE FRAPER. Paris. — Imp. F. BaRRoUXx, 18, rue Saint-Sauveur:
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Scanned from the collections of La Cinémathèque française
CINEMATHEQUE
FRANÇAISE
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DIGITAL LIBRARY
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Sponsored by the University of Wisconsin-Madison Center for
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